
Huitième album pour le rappeur de Minneapolis qui continue à rafler les suffrages des amateurs de hip-hop décalé aux states, et c’est tant mieux. Parce que oui, tout n’est pas toujours très subtil ici, mais c’est indéniablement frais, ça on ne peut pas lui enlever. Le mec a son genre personnel, immédiatement reconnaisable, et c’est pas donné à tout le monde. Alors oui des fois j’ai du mal à le suivre, comme sur ce “A crawl through a low tide” franchement moyen qui ouvre l’album. Heureusement “Kin (I’m outside)”, tout minimaliste qu’il soit, remet du carburant dans la machine. “Big dog” et “Brrrr” font encore monter un peu la pression, avec leur groove WTF tellement typique de Prof. “Dirty work”, en revanche, n’est pas le titre le plus réussi. Mais il a le mérite de nous faire apprécier dix fois plus la bombe “Dynamite”. Bon, globalement, c’est ce qui ressortait des avis, mais effectivement, “Good time boy” est moins flamboyant que ses grands frères. On ne peut pas briller tout le temps, c’est sûr. Mais allez, “Fighter”, “Reaching for fire” sont vraiment cools, “Big wheels” et “Kin” plutôt aussi, et le reste est dans la moyenne de ce que propose Prof depuis ses débuts. L’album est un peu plus chargé d’influences soul et old school pour moi, mais manque de moments vraiment mémorables. Bah oui, sans pour autant réclamer un “Andre the giant’ un “Devils gate” ou un “High priced shoes” (quoique, j’aurai pas dit non) on a quand même été habitués à plus d’explosions, et là on reste un peu sur notre faim. Maybe next time ?






