FIEF : VII

Oui, ok, mea culpa, Fief m’était jusqu’à ce soir complètement inconnu. D’ailleurs, j’ai été mené en bâteau (à voile, du coup, à l’époue y’avait pas de moteur) par cet artwork. Bah oui. Je lance le disque, et me dis « waw, l’intro met vraiment dans l’ambiance, j’espère que les titres bien black metal contiendront aussi des inserts médiévaux, ça va être vraiment bien, ils maîtrisent ! ». Et puis là, bah, deuxième intro quoi. Et après . Une troisième ? Nooon, mais les mecs ils ont fait un album d’intros, c’est des oufs ! Ah bah non, on me dit que c’est du dungeon synth. Ah bon ? Bah ça ressemble pas à autre chose ! Et effectivement, c’est là la force de ce projet qui nous vient directement de l’Utah, plus particulièrement de la ville de Salt Lake City, connue pour être la capitale des mormons, ce qui je vous l’accorde n’a probablement rien à voir avec ce disque, mais on se cultive on se cultive que voulez-vous. Bref. Fief propose donc un style vraiment très typé médiéval light. On se croirait presque dans un jeu vidéo, à se promener à cheval dans des paysages bucoliques et des ambiances typiques. Et pas les jeux avec des balrogs qui se pointent à tout va pour vous empêcher de cueillir les champignons nécessaires à votre potion de santé, non. Vraiment les jeux où tu te balades et t’enchaînes les quêtes secondaires en parlant à Michel le gnome de la forêt qui a perdu son couvre-chef un soir de beuverie. Assez guillerets et légers, les onze titres de ce septième album (oui, le titre est bien trouvé) soufflent vraiment un vent de fraîcheur et d’authenticité sur le genre. Ouiiii, ok, c’est du synthé et pas des instruments traditionnels, mais c’est bien foutu, on s’y croirait. Chaque titre donne un indice sur son thème, mais puisque tout est instrumental, on pourra se faire son propre film. Et avec plus de 50 minutes de musique, il y a de quoi faire. Pas mal du tout.

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