
Troisième album pour les New-Yorkais Telescreens, qui vient couronner dix ans d’existence pour le groupe… et la séparation avec leur maison de disques. L’occasion de faire un bon bilan du chemin parcouru et de se lancer à l’assaut d’autres sommets. La particularité du groupe ? C’est qu’il s’inspire à la fois du rock du passé et du contemporain. Et oui, ça s’entend. Mais ce n’est pas ce qui saute le plus aux yeux avec ce disque. Oh les gars, c’est quoi ce nombre de titres et cette durée ? 20 titres sur cette version plus d’une heure et demi de musique… certains auraient fait 3 albums avec ça ? Et vous allez me dire, que cache cette foutue générosité ? Une tonne de titres de remplissage pour deux-trois potables qui surnagent ? Tu parles. Une fois la dispensable intro passée, « Comedown » fait exploser une énergie et une confiance en soi bien rock, limite punk, avec un joli fond pop. Et par la suite, « Nothing », « Preacher », « So what »… et presque toutes déploient la même fougue. Même quand les titres se parent d’autres couleurs, comme la plus groovy et stonienne « The hill », on y ressent la même conviction. Je trouve d’ailleurs que la comparaison aux Stones n’est pas une erreur. Bien sûr, on est pas sur la même vibe, mais il y a quelque chose, une espèce de simplicité et un côté rock n’roll seventies, autant dans la structure des titres que l’interprétation, vocale surtout. Bien sûr, c’est contrebalancé par une certaine modernité dans le riffing et les sonorités, mais au final, les deux générations pourraient bien s’y retrouver. Ceci dit, oui, je dois le reconnaître, malgré ses qualités, s’enquiller la totalité de « Why The Lights Flicker » d’affilée peut être un peu pesant. Parce que justement, les titres sont bons, mais ils se ressemblent un peu pour certains, et à force, l’impact du savoir-faire du groupe est donc moins fort. Dommage ; sur ce coup-là, ils se sont un peu tiré une balle dans le pied tout seuls !
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