
Les groupes adolescents, ça a toujours existé. Mais longtemps, ça a été synonyme de trucs un peu soft, un peu commerciaux – ou alors complètement inconnus à part dans leur zone. Midrift est donc un trio Californien qui s’est lancé dans un genre entre rock alternatif et shoegaze. Car Midrift ne pratique pas le shoegaze comme les autres. Si atmosphères il y a, elles passent souvent de bons gros riffs bien rock, limite punk même. Le mur de guitare est là, la mélancolie parfois aussi, mais la fougue et la rage de la jeunesse prennnent le dessus. En dix titres pour un peu plus d’une demi-heure, “Silhouette” ne prend pas tout à fait le temps de bien poser les bases. Pas grave puisqu’en soi, on est déjà familiers de la proposition du groupe. “Over anything” se charge de toutes façons de nous faire réaliser qu’il n’est nul besoin d’analyser des heures la proposition du groupe ; juste d’en profiter le temps que les guitares résonnent et que la batterie tabasse. Pourtant, c’est principalement de rupture, de ce qui se passe avant et après qu’il est question ici ; pas vraiment ce qui donne le plus envie de sauter de joie. Et si les autres titres restent un peu moins explosifs et immédiats que le premier, on est tout de même en présence d’une jolie collection d’un compromis entre l’urgence et l’insouciance du punk et le spleen du shoegaze… et ça marche juste bien comme ça.
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