
Ah oui, là y’a du contenu ! Attendez, petit retour en arrière. En février, je chroniquais ici “Dark paradigm” avec certes de l’enthousiasme (Hocico reste quand même une valeur sûre de l’electro dark / aggro tech) mais un peu de regret d’en avoir si peu. Mais en fait, cette trentaine de minutes, c’était juste un aperçu du nouvel album qui arrive aujourd’hui. Plus d’une heure de musique, 15 titres, voici ce que les mexicains nous amènent aujourd’hui en tant que plat de résistance. J’avais déjà particulièrement “Dark paragdigm”, “The screen”, “A symphony of rage”, et trouvé “Brainrot” pas mal. Mais j’en attendais plus, et on me le donne ici. “Plainground of stars” et son gimmick qui me rappelle un vieux générique de série télé (“Equalizer” pour celles et ceux qui ont la ref’) est excellent, “Traitors” aussi, pareil pour “10 seconds left”… “Blood on the wires” surprend carrément ; on a là un vrai titre metal ! Bon, ce n’est pas franchement le meilleur, il s’avère un peu trop monolitique, mais il a le mérite d’exister. “Where darkness leaks in” et “El silencio de la noche” font froid dans le dos… Bon, ok, on aurait pu espérer encore mieux, mais ça fait quand même quelques bonnes raisons de se repasser ce douzième album en boucle et / ou d’en extirper les titres cités pour venir grossir le best of des cousins maléfiques. Niveau thèmes, c’est toujours aussi sombre et nihiliste ; paranoïa, effondrement social, folie générée par les médias sociaux et ldes écrans… Rien ne s’arrange au royaume d’Hocico, et c’est tant mieux pour nous parce que ça nourrit la créativité et l’aigreur du groupe et ça produit des résultats plus que probants ! La catharsis amenée par certains, la plongée dans l’horreur des autres, tout ça justifie amplement un titre comme “Unseen horror scenes” pour un album qui encore une fois tient ses promesses !






