ANGELO DE AUGUSTINE : Angel in Plainclothes

Je suis un grand fan de Cocoon et d’Elliott Smith. Je n’ai jamais entendu parler de cet Angelo de Augustine, mais dès que je lance l’écoute rapide de « Empty shell », je me retrouve projeté dans un mélange des deux… Me voici déjà pris au piège de ce cinquième album du californien. Un disque qui revient largement sur une maladie mystérieuse qui l’a soudainement frappé et l’a vidé complètement, l’amenant à deux pas du grand précipice. Inutile d’en demander plus, on ne saura rien, le monsieur préférant le taire. Tout au plus sait-on qu’il a cru mourir, qu’il a dû réapprendre petit à petit les choses les plus essentielles à la vie en général que les plus essentielles à sa vie à lui, comme chanter et jouer de la musique. Une épreuve qui l’a amené à faire de ce disque quelque chose d’encore plus épuré que ses productions précédentes. Ainsi, les arrangements sont volontairement dépouillés la plupart du temps, la voix encore plus blanche et timide. La folk pop de Angelo marche sur un fil tendu entre douceur et mélancolie, sans qu’on parvienne tout le temps à déterminer de quel côté elle penche le plus. Tout ici respire la fragilité ; les textes qui s’interrogent sur la raison, le moyen de surmonter et la finalité de tout ça, la voix qui survole et caresse plutôt qu’elle impose, la musique toute en délicatesse. « Angel in plainclothes » ne plaira pas à tout le monde. C’est un disque qui se ressent plutôt qu’il ne s’écoute. Un disque qui parlera à celles et ceux qui cherchent une bulle dans leur quotidien, un instant suspendu loin du tumulte de la ville et de la société. Beau.

H 8 folk rock 2026 usa

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