WINTERFYLLETH : The Unyielding Season

Winterfylleth a beau n’être “que” anglais et non scandinave, il a su s’imposer assez vite comme un héritier légitime du black metal de la seconde vague et graver son nom au panthéon des grandes formations du genre. Le fait qu’il ait tourné en première partie d’Emperor est d’ailleurs un signe fort. Pourtant, de black metal, Winterfylleth n’a vraiment que le son. Thématiquement, il se base sur l’histoire et la littérature de sa contrée d’origine, sur l’observation et la mise en valeur de la nature ; on est bien sur du pagan pur. Une nature qui s’embrase comme la forêt de l’artwork, petit à petit dévorée par l’inconscience des hommes. Le feu, le groupe l’a intégré dans ce nouvel album. Plus rapide et plus sauvage dans son ensemble, “The unyielding season” (“le ciel d’effroi”) est la marque d’un certain renouveau pour le groupe, qui dorénavant accueille un nouveau compositeur en la personne de Russell Dobson, le guitariste arrivé en 2020. un changement qui ne vient pas seul puisque Winterfylleth a également changé de label (bye bye Candlelight, bonjour Napalm) et se voit désormais accompagné comme il le souhaite, et a changé de bassiste. Une nouvelle jeunesse après 20 ans de carrière ? Bah ça fait toujours du bien ! Et ça s’entend. Oui, on retrouve les ingrédients classiques du black atmo ici, mais c’est vrai que le côté plus direct de la musique des anglais fait plaisir à entendre, la présence accrue des guitares en premier plan aussi, et le tout fait encore plus ressortir les qualités mélodiques de la formation. Les titres ont beau être globalement assez longs, les plus fréquents changements de tempo leurs apportent de la diversité et de la fraîcheur. Pas de longueurs donc, pas de remplissage, les neuf titres de ce neuvième album sont vraiment très bons. Euh, attends, mais l’album comporte dix pistes non ? Oui. Car si on doit trouver un point noir à l’album, pour moi c’est la reprise du “Enchantment” de Paradise Lost en bout de piste. Bien que le groupe affirme l’avoir repris de façon bien plus doom, elle n’a pour moi aucun intérêt car bien trop proche de l’original… et qui peut égaler Paradise Lost ? Bon, ça fait la deuxième reprise qui me fait un effet “plouf” chez les anglais. Et son absence permettrait, en outre, de réduire un peu la durée d’album un poil trop longue, même si on ne voit pas vraiment le temps passer ici.

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Paroles de l’album

WINTERFYLLETH – Heroes of a Hundred Fields (Official Video) | Napalm Records

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