HOCICO : Dark paradigm

Allez hop, trois ans après un « Hyperviolent » qui finalement ne l’était pas tant que ça, Hocico remet le couvert avec juste sept titres venus planter leurs crocs dans notre société moderne pour en arracher la peau, histoire de mettre en exergue ses travers et le « sombre paradigme » que le duo y perçoit. Car les cousins Erik et Oscar ont beau oeuvrer pour faire résonner une musique très machinale et industrielle depuis 1989, ils restent attachés à certaines valeurs humaines, et la déliquescence de notre société, la disparition progressive des interactions sociales au profit de la montée en flèche de la solitude et du diktat des algorythmes ne leur plaît pas. « Dark paradigm », le premier single, est un bon gros classique, regroupant tous les ingrédients obligatoires à un titre d’aggrotech ; approche frontale, mélodie évidente, chant vengeur et rythme obsédant. « Hey tù » amène un côté plus urbain et hybride auquel je ne m’attendais pas ; dommage cependant que le titre ne soit pas totalement homogène. « Brainrot » surfe avec malice sur une mode du moment en l’amenant sur le terrain de chasse d’Hocico. « The Screen » est en droite lignée des premiers titres d’Hocico, et marche donc très bien. « Fallen paradise » est un peu plus ambiant, mois directe. « Twisted promises » lui fait suite de manière logique, et avec une certaine gemellité, comme s’il s’agissait des deux faces d’une même pièce, mais il s’avère un peu moins percutant, trop atmosphérique à mon goût. Enfin, « A symphony of rage » est un autre classique immédiat du groupe. Voilà, en un peu plus de 34 minutes, Hocico parvient à rassurer ses fans. On peut lui reprocher de ne pas vraiment s’écarter de ce qu’on connaît, mais bon, il nous y a habitués, alors ce n’est pas vraiment une surprise. Et quand on aime, même si on compte, alors on peut continuer à compter sur des titres percussifs et cruels ici !

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