
En 2023, “R.I.F.F” (eh pour une fois j’ai pas raté d’albums !) prouvait que le groupe australien n’avait rien perdu de son énergie et de sa puissance… tout en jouant quand même la carte de la sécurité, le combo ne s’écartant pas vraiment de son genre de prédilection entre rock alternatif, attitude foncièrement punk et goût de l’accroche limite pop et dansante. Cette faculté à rester lui-même, à poursuivre son engagement à la fois pour le fun et le fonds, c’est ce qui est célébré sur ce septième album. Le trio y évoque la capacité à voir clair dans le chaos, à se relever quelles que soient les épreuves, à rester droit et fidèle à ses valeurs. Un alibi bien trouvé pour nous balancer dix titres bien rock n’roll bourrés de riffs qui groovent et qui graissent dans tous les sens, avec des refrains qu’on a envie de mimer au air
guitar en faisant des fuck à notre reflet dans le miroir, parce qu’il le vaut bien. Pourquoi s’en priver d’ailleurs ? Bah oui, ça nous fera un entraînement avant d’aller profiter de la fougue du groupe en live…
Le groupe a beau ralentir le tempo sur la finale « Warped » ou sur « Real love », il ne fait pas une croix sur son identité, et des « Pissing in the breeze », « Demolition » ou « Like no other » sont là pour nous le rappeler. Alors oui, « Easing out of control » ne sera pas suffisant pour hisser DZ Deathrays au niveau d’un Royal Blood. Mais il suffira bien pour conforter le trio dans sa position de bon défouloir rock. Et pour rassurer ceux qui doutent, le fait qu’il soit composé de ce qui était à la base deux eps distincts ne s’entend pas du tout !






