
Arf, encore une fois, j’ai loupé un disque des Cribs. Les frangins ont sorti un « Night network » en 2020, et je ne l’ai pas vu passé. J’aborde donc ce « Selling a vibe », neuvième album des frangins, avec le souvenir quelque peu diffus du « 24-7 rock star shit » de 2017. Oui, ça date. Mais « Dark luck » me remet vite dans le bain d’un rock à la fois bien balancé et empli de groove et de bonnes vibes. Quand on parle de pop anglaise par chez nous, le nom du groupe ne ressort pas forcément souvent. Et pourtant The Cribs a vraiment tout, il coche toutes les cases. Des mélodies qui fonctionnent immédiatement, une énergie qui te met la pêche, un côté classique qui te fait te sentir à l’aise mais qui ne sent jamais la naphtaline. Alors bien sûr, ce n’est pas ici qu’on va trouver des plans avant-gardistes, des sonorités qui vont relancer le genre et le faire adopter par les plus jeunes. On est dans le classique, l’efficace, l’efficient, dans la pop racée mais tout de même chargée de rock. D’ailleurs, en relisant la chronique du précédent opus dont j’ai parlé ici, il semble qu’à ce niveau le groupe s’est calmé : exit les influences punky trop marquées, la vibe powerpop, on se recentre et on explore un peu plus sa sensibilité. Ça ne signifie pas qu’on s’ennuie ici, mais c’est plus à la portée auditive du commun des mortels. Pour des gens comme moi qui apprécient un peu plus de testostérone ou de piment dans leur cocktail, c’est parfois un peu frustrant, mais « Selling a vibe » est dans l’ensemble un très bon album à la durée (en plus) bien calibrée entre exigences actuelles de la scène et générosité passée avec ses 40 minutes de musique. Joli.






