
Spirits Of Jigoku m’avait à moitié convaincu avec son précédent opus « Born adversarial ». Pourquoi ? Parce quil montrait des dispositions à proposer un black metal qui sortait des poncifs du genre, mais qu’il ne les exploitait pas vraiment à fond. « Profane cosmic hymns » fera-t-il mieux ? Il est vrai que son nom annonce déjà quelque chose de plus « post » qui n’est pas pour me déplaire. Et… effectivement, le groupe de Caroline du Nord semble avoir retenu quelques éléments de ma chronique qu’il n’a pourtant probablement jamais lue. Oui, c’est mon côté prophète. Attends, je t’ai déjà dit que je tirais les cartes pour un prix vraiment pas dégueulasse ? Retour de l’être aimé, protection contre les ongles incarnés, tout ça ? Ah je m’égare. Oui, Spirits Of Jigoku continue d’exploiter des sonorités brutes de black metal, crues et rapides. Mais le taf des claviers arrive en premier plan et amène des ambiances « autres » et parfois effectivement assez cosmiques qui me rappellent, notamment, un Arcturus. Qui est l’un de mes chouchous en terme de post black nineties, donc je ne vais pas faire la fine bouche. Sauf que le côté purement black des ricains est bien plus brut. L’équilibre entre les deux est donc bien mieux géré que sur l’album précédent. Quelques influences death metal ressortent comme sur le disque précédent, mais principalement dans la voix. Globalement, les titres fonctionnent assez bien, même si parfois certains vont trop loin, comme ce « The nothing (that you are) » que je trouve juste… ah, comment dit-on déjà… chelou, oui voilà, je crois que c’est le terme scientifique. Et « Dancing into the void » est pour moi un peu en-deça aussi. Bref, il y a du mieux ici, une personnalité et une musicalité qui s’affirment, mais tout n’est pas encore parfait : work in progress.






