
Avec un album de Terror, on est rarement déçus. C’est aussi parce qu’on sait exactement ce qu’on va y trouver : du bon gros hardcore sans fioritures, direct et brutal, dans la plus pure tradition du genre. Depuis ses débuts, le groupe de Los Angeles n’a jamais dérogé à la règle, jamais fait un pas de côté, jamais cherché à se faire passer pour autre chose qu’un gardien du temple. C’est quoi « Still suffer », le neuvième ou dixième album ? Et bien même sans le faire jouer, je peux décrire l’ambiance qu’il fait naître. Celle d’une charge de hooligans ; ordonnée, frontale, rapide et meurtrière, chacun étant le gardien de son frère et aucun ne reculant devant l’adversité. Plus de vingt ans après, Scott Vogel est toujours aussi véhément dans ses paroles et ses parties vocales. Terror frappe vite et fort, ne laisse pas le temps de se relever, et est toujours aussi intransigeant concernant sa façon de voir les choses au niveau relations humaines, au niveau réalité sociale de son pays, au niveau de son propre code de vie. Les textes comme les titres sont courts et vont à l’essentiel ; on est bien plus proche de la punchline que du storytelling. « Still suffer » est-il bon ? Oui, les gars connaissent leurs gammes, et comme c’est écrit noir sur blanc sur la pochette « Forever doesn’t change », on sait où on va et comment on y va. Du hardcore pur et dur pour les fans ou ceux qui découvrent !






