
J’ai bouffé beaucoup, beaucoup de death progressif, de post metal théâtral, de trucs du genre dernièrement. Alors oui, je te le dis, là j’avais envie de m’envoyer un truc bien régressif, bien direct et efficace. Un truc qui met le ciboulot en pause, qu’on peut écouter en boucle en faisant des grimaces et des yeux de dément et en tapant du pied. Street Tombs nous vient de Santa Fe, au Nouveau Mexique, et déjà ça, ça sent la liberté et le fun. Né dans un milieu férocement underground et une scène aux relents punk, il mélange depuis 2017 le death metal old school, des riffs thrashy, un côté très crust, et revendique des influences black old school aussi. Tu le sens arriver le gros défouloir ? Et bien il ne faut pas attendre longtemps pour vraiment le ressentir. Bon, alors on va se le dire ; un titre ressemble à peu près à l’autre, le label est bien inconnu, l’album est bouclé en moins de 35 minutes, l’artwork est typiquement death, le propos est bien punk (constat de la destruction des valeurs morales, rejet de l’autorité, de la politique et des élites…)… Oui, on a déjà vu / lu / entendu ça ailleurs et en d’autres temps. Mais je m’en fous. Parce que ce deuxième album reste bien foutu, qu’il va droit à l’essentiel et conserve quand même un positionnement particulier. On a pas ici un groupe death qui intègre du punk, on a plutôt l’impression d’un groupe crust qui joue du death thrash. T’as l’impression quenje joue sur les mots ? Non. La dynamique n’est pas la même, et en lançant la galette (pas trop loin, ah ah, c’est désopilant) vous le capterez de suite. Allez la messe est dite : « Existence is corruption » est le feel good record du moment des brutasses nostalgiques.






