NEMOROUS : What Remains When Hope has failed


Nemorous est né sur les cendres de Wodensthrone, et est donc comme celui-ci anglais et adepte de black atmosphérique. On pourra dailleurs retrouver pas mal de similitudes entre les deux formations, et ce même s’ils ne partagent ni le même vocaliste ni le même compositeur. Nemorous a l’air moins cru, plus atmo encore dans ses structures, mais à la fois il est également moins porté sur les claviers, ou du moins de façon plus discrète, et c’était quand même une force de Wodensthrone. Il remplace en fait ce genre de parties par une attention plus grande portée aux guitares, avec notamment l’intégration de motifs plutôt indie rock / post rock. Bon, on est pas dans le post black non plus, mais ça reste perceptible. Pour le reste, on retrouve cette patte un peu scandinave dans le feeling général de l’album, avec ces intonations et ce riffing assez typé nineties. Là où Wodensthrone délayait ses ambiances, Nemorous… bah, il fait pareil en fait, il nous a juste moins rempli le disque. Comme son nom l’indique, ce premier opus après quatre ans de maturation convoque les thèmes de la perte, du deuil, ce qui explique aussi sa coloration plutôt mélancolique, même si l’intensité reste de mise sur de nombreux passages. Le chant du nouveau venu Nick Craggs, assez criard mais loin d’être repoussant, s’intègre parfaitement à l’ensemble. Ce qui est fun c’est qu’il était auparavant dans un groupe de death ; il sait donc changer de registre, ce qui laisse augurer, peut-être, d’évolutions intéressantes pour le groupe. En tout cas, ce premier véritable album n’a pas à rougir du passé de ses membres, ou du moins pas trop (j’avoue tout de même préférer l’expression de Wodensthrone pour l’instant) ; il réinvente leur style en y amenant d’autres sensations et d’autres nuances.

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