
Bon, ça fait 5 ans que Kwoon m’envoie des titres sur Groover. Il n’est pas le seul à être si déterminé et régulier, c’est vrai. Mais c’est l’un des seuls dont j’ai toujours, sans aucune exception, aimé et partagé les titres. Alors dernièrement, quand je m’en suis rendu compte (oui, je suis un tantinet long à la détente), je me suis dit qu’il fallait que je chronique l’un de ses disques. Ah, mais attendez, je n’ai pas présenté le projet, quel étourdi je fais ! Kwoon, c’est Sandy Lavallart, un compositeur parisien passionné par le post rock, le rock atmosphérique et tout ce qui est un peu planant et progressif. Il a aussi un certain goût pour aller jouer dans des lieux insolites, vivre des expériences uniques dans des paysages qui le sont tout autant et donnent la pleine mesure de l’immensité de la nature et de la modestie de l’humanité. Mais surtout, il sait retranscrire tout ça en musique, au sein de titres qui rivalisent de beauté et de mélancolie. Et ça, ce sont deux qualités qui me touchent particulièrement. Sandy évoque Pink Floyd, Explosions in The Sky et Sigur Ros. Pourquoi pas. Mais en empruntant des éléments, il en apporte d’autre, et la conjonction de tout ça est juste magique. Alors oui, j’aurais pu attendre qu’il sorte un nouvel album. J’aurais pu aussi me contenter de chroniquer le dernier, un disque acoustique reprenant d’anciens titres. Mais je lui devait bien de plonger plus profondément dans son monde. Et quelle plongée… Alors certes, je connaissais déjà quelques titres de cet « Odyssey » sorti en février 2025. Mais justement, il me fallait les partager une fois de plus avec vous. Parce que Kwoon n’est pas un autre artiste de passage dans ma vie. Sa musique me retourne. Elle représente une bonne partie de ce que j’aime et que je suis. Celle que les gens ne voient pas forcément ; une sensibilité, une mélancolie, une vie intérieure plus vaste et riche que le monde lui-même. Alors oui, ces cinquante quatre minutes, je vous souhaite à toutes et tous d’en profiter. Dans le calme de votre chez-vous, en voyage, dans le cadre d’un concert, peu importe. Mais ne laissez pas cette expérience vous échapper. Ne laissez pas un disque aussi magnifique que ça se perdre dans les limbes ; sa poésie et son pouvoir sont trop précieux pour ça. Kwoon nous invite à nous poser avec lui et prendre le temps de respirer, de vivre, de ressentir ; une heure d’émotion, ça fait du bien.






