
Je l’avoue, quand j’ai vu sur le planning des sorties un nouvel Interpol, j’étais hypé de ouf. Et là, je lance l’écoute, la chanson titre déboule et… Paf le chien. Est-ce que je m’y emmerde ? Bah c’est peu de le dire. Je ne retrouve absolument rien de ce que j’apprécie du groupe. La suivante, “See out loud”, même si elle n’est pas renversante, a l’air d’un oasis par sa propension à reprendre les codes sonores du groupe. “Iron city” avance timidement et avec un mood bien plus pop mais finalement elle est plutôt agréable. “Wounded soldier” fait mieux encore avec une ambiance assez comparable. Interpol se transforme, là je l’ai bien compris. Et là-dessus, “Wings on fire” vient me faire mentir avec ses sonorités bien plus classiques pour le groupe. Même chose pour “Ever the actor”. “Qo rides the reindeer” paraît bien plus inoffensive. “Darling thoughts” reprend les choses de manière plus classique. La plus dansante “Wake up” peut surprendre mais reste assez attachante. “Enemy” construit autour d’une mélodie de piano assez simple joue aussi la carte de la nouveauté, du changement dans la continuité. “Bird and the serpent” est l’un des, si ce n’est le meilleur titre du lot, assez proche de ce qu’on aime déjà de la formation. Enfin, “Sudden” reprend le trip piano tristoune pour un titre assez monotone car trop homogène. Bilan final ? Mitigé. Se réinventer, c’est cool, mais le faire en faisant un peu une croix sur l’énergie et la noirceur qui le caractérisait risque quand même de pénaliser Interpol auprès de ses fans de toujours. En tout cas, pour moi c’est le cas.
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