
En ce moment, je me retrouve souvent face à des disques d’electro lorgnant vers la dance, ou au contraire dans le hip-hop. Et j’avoue que le manque de guitares et d’ambiances un peu alternatives se fait sentir. Des fois, on peut avoir l’impression (est-elle justifiée ?) que l’univers nous écoute et nous répond, qu’il met des gens ou des choses sur notre chemin intentionnellement. Je pense donc que Capillary n’arrive pas par hasard. Il arrive du New Jersey avec un style entre emo, post hardcore et rock alternatif, bien ancré dans les nineties, au moment où j’ai vraiment besoin de ressentir à la fois de la puissance et de l’émotion, teintés d’une nostalgie, d’un spleen léger. Après un simple ep éponyme, voici le groupe venir à nous avec un premier album court mais intense. Un disque qui n’a l’air de rien comme ça mais qui parvient assez vite à s’installer, dès un « Prologue » tout en retenue mais qui marque déjà par son intelligence mélodique. Derrière le riff un peu plus pompier et l’ambiance franchement plus post hardcore de « 8th & monument (perfect ending) », une « Lost sleep » franchement réjouissante se cache, bientôt rejointe par une « Time before the order » qui ne l’est pas moins. La machine est lancée. On se surprend à avoir envie de découvrir ces titres simples mais touchants dans l’intimité d’une petite salle de banlieue. Tu sais, celle où la moitié du public est plus là par habitude. Et toi, tu serais là à te dire ; « merde, ces chansons, elles ont vraiment quelque chose en plus ». Ne serait-ce que le temps qu’elles durent. Et des années après, tu te dirais « Ah, mais je me souviens, j’avais vu un super groupe, c’est con qu’ils n’aient pas continué après ! ». Et bien aujourd’hui, c’est moi le fantôme des noëls passés mon ami(e) ; à toi de réparer cette injustice en profitant des « Impermanence », « Echoes of the quiet » ou « Disaster / perspective ». Au boulot !






