
Vous le savez, j’aime bien les trucs un peu borderline, qui jouent sur plusieurs tableaux sans vraiment choisir leur camp, qui nous font nous questionner longuement sur « est-ce que j’aime bien ou juste je trouve qu’on se fout de ma gueule ? ». Banshee, c’est tout à fait ça. Rachel Dorothea Knight, donc, nous vient de Los Angeles et s’est fait connaître notamment via Tiktok avec ce projet tout chelou. Certain(e)s connaissent Mortiis ? Et bien si Mortiis était né dans une ville de poseurs il y a entre 26 et 30 ans, sa musique ressemblerait à ça. Un mélange entre hyperpop, musique médiévale / folk, sonorités modernes synth et black metal. Ça vous paraît improbable ? C’est parce que ça l’est. Les titres de cet ep ressemblent à des comptines un peu macabres où une donzelle à la voix innocente nous chante des histoires de damnation et de rédemption, des histoires pleines de métaphores sur notre société patriarcale. Et tout ça avec un démon perché sur son épaule, s’exprimant au travers d’un chant malsain entre black metal et rock gothique à la Sopor Aeternus. Et oui, tout ça sonne sacrément bien. Bon, on a pas beaucoup le temps de s’en rendre compte puisque l’ep dure un peu moins de 18 minutes, mais dès que la chanson-titre déboule, l’univers gothico-too much de la dame (qu’elle qualifie de « fairy metal », même s’il n’y a pas grand-chose de metal ici) nous cueille et nous interroge. Tout n’est pas du même niveau, mais j’aime vraiment « You’re the only one I trust » et « Force of nature » n’est pas loin derrière. C’est assez pour me donner envie de découvrir Banshee sur un exercice plus long.






