
Depuis ses débuts, Fat Dog ne fait rien comme tout le monde. Il signe avec un label avec quasiment 0 morceaux en poche, sur la base de concerts explosifs. Et aujourd’hui, pour son deuxième album, à la place d’une explosion interne et des habituelles dissensions, il gagne deux membres, passant de 5 à 7. Plus de monde, plus de bruit ? Tu m’étonnes ! En 2024, « Woof » faisait déjà bien bouger les guibolles avec une attitude bien punk, ici les potards sont encore poussés d’un cran. Pas en termes de décibels ; à ce niveau, je dirai que le nouvel album est plus sage. Mais les titres sont mieux produits, plus carrés, comme si l’expérience, notamment d’une tournée en support d’un groupe dont les fans n’étaient pas forcément gagnés à sa cause d’avance (les Foo Fighters) avait fait germé une graine dans l’esprit de Joe Love et sa troupe ; faire danser, ok, mais faire réfléchir ? C’est vraiment là l’idée du disque. Réfléchir Si le titre renvoie un clin d’oeil à l’époque, c’est également une façon de dire « oubliez-nous ». Et oui, la célébrité, soudaine de surcroît, n’est pas toujours facile à gérer. Pourtant, à l’écoute de cet album, on a pas l’impression que c’est si difficile que ça pour Fat Dog ; on est déjà dans l’explosif avec « Smile and wave »… mais « Go fuck yourself » libère une folie et une énergie auxquelles il est difficile de résister ! Le reste de l’album continue de bousculer encore plus ce qu’on pensait connaître du groupe, que ce soit en allant vers des titres plus dansants, plus sobres ou même plus atypiques (la très bonne « Snakes »), et surtout quelques pépites comme celles déjà citées ou « The devil ». Toujours aussi dingue et décalé, le groupe ne suit pas de plan, et si on a parfois un peu de mal à le suivre dans sa logique et ses textes, on continuera à le suivre avec un plaisir non dissimulé dans son univers un peu dingue !






