
Oh, ça ne fait pas si longtemps que je vous parlais ici de OT The Real et son rap street / hardcore sombre ; c’était en novembre dernier pour être précis. Le “Villain” en question ici, c’est le rappeur lui-même, qui assume l’image que les gens ont de lui. Il faut dire que l’ex taulard ne semble pas tout à fait rangé des voitures, et semble encore plus ici toujours sur ses gardes. Toujours avec cette voix posée, détachée et éraillée qui peut évoquer un Vinnie Paz, OT nous parle sur ce nouveau projet de l’image qu’il renvoie, de la rue et ses pièges (encore), du fait de devenir “autre chose” soit par l’influence de son entourage, de sa vie ou pour se protéger. Forcément, cette noirceur se traduit musicalement par des instrus encore plus poisseuses. On connait le talent du mec pour se poser sur des sons assez dépouillés. Mais il excelle ici sur des sons cauchemardesques. Je n’avais pas totalement adhéré au côté rap rock du précédent, mais ici, je suis hypnotisé par les boucles ténébreuses. Je ne sais pas vraiment qui en est responsable, à priori plusieurs producteurs sont derrière tout ça, mais en tout cas c’est du bon boulot. Le disque a beau ne compter que 28 minutes (en arrondissant), il dégage une impression de solidité et de compacité. Les titres ont bien sûr une propension à se ressembler, même si certains présentent des featurings ou gimmicks qui les extraient un peu de la masse. En fait, après 3 écoutes, je me rends compte que j’apprécie vraiment tous les titres ici, même si j’avoue une préférence pour “Mr Ozempic”, “Sent out” et “Strike”. Bien sûr, “Villain” reste un pur produit du rap underground, ne vous attendez pas à trouver un nouveau classique de vos playlists ici, mais moi c’est tout à fait l’ambiance que j’adore !
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