
Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de recevoir « God is lonelier » sur Groover. Et le titre m’a vraiment faot forte impression. L’ambiance du titre, à la fois contemplative, un peu sombre et mélancolique, me correspondait parfaitement. Alors cette sortie, je n’ai pas réfléchi longtemps avant de m’y plonger. Bien sûr, j’atais bien conscient que le disque pouvait receler des choses bien plus pop et dansantes, un peu en dehors de mon champ d’action habituel. Mais j’avais bien lu la présentation du duo et son intention ici ; bâtir « un album introspectif et cinématographique qui explore les tensions entre progrès, identité et solitude contemporaine, à travers une écriture électronique minutieuse mêlant indietronica, ambient, néo classique et textures atmosphériques ». Si c’est pas allêchant ça ? Bon, à vrai dire, je m’attendais à une durée un peu plus conséquente, histoire d’avoir le temps de développer quelque chose de très construit. Mais je comprends vite que finalement, nul n’est besoin de temps quand on sait doser chaque effet et chaque émotion. « Open fields » pose déjà les bases d’un style vraiment profond et assez bouleversant. « Memory » se la joue ambiant, « Opioid » est bien plus techno et obsédante. « Reset » est quelque part entre les deux premiers titres. « Always you » peine un peu à me convaincre ; un peu trop doux, un peu trop long à décoller. « Seeker » et sa mélodie délicate semble prendre un chemin un peu similaire, mais il a quelque chose de plus, une sorte de tension. « Warnung » reprend des couleurs plus techno avant de légèrement bifurquer vers l’ambiant. « Gabriel » et « Kind » sont d’autres proposition electro / ambiant. Nous voici arrivés à « God is lonelier », vraiment l’un des titres les plus forts de la galette. « Warum » fait preuve des mêmes qualités que la plupart des autres, et enfin « Neuzeit » prend un peu l’auditeur à rebrousse poil avec sa montée en tension, comme s’il s’agissait d’une intro plus qu’une outro. Avec cet album, le duo allemand signe un quatrième album intéressant et frustrant à la fois ; on y sent de la force et du sentiment, mais la maestria dont il fait preuve parfois laisse à penser qu’à d’autres moments il aurait pu faire encore mieux, vraiment nous retourner là où il se content parfois de nous faire frissonner.






