MONSTROSITY : Screams from beneath the surface

Né en 1990 en pleine explosion du death metal floridien, Monstrosity a toujours suivi les traces de ses contemporains… sans jamais vraiment les égaler. Mené depuis ce moment par le batteur et principal compositeur Lee Harrison, le groupe se caractérise par un style assez mid tempo et thrashy, très technique et un poil progressif, mais conservant un certain goût pour les choses frontales. “Screams From Beneath the surface” intervient après un retour en 2018 qui a suivi un long silence (11 ans). Pourquoi donc avoir fait attendre ses fans aussi longtemps une fois de plus ? Plusieurs raisons à cela ; pas mal de changements de line-up dernièrement, dont un chanteur et le retour d’un bassiste, le côté méticuleux et perfectionniste du compositeur qui a toujours dit préférer la qualité à la quantité ou la célérité, et le fait que les membres du groupe ont d’autres activités musicale et/ou professionnelles. Monstrosity a cependant conservé une certaine aura au cours des années. Pourquoi ? En partie parce qu’il a été le « berceau » de George Corpsegrinder Fisher, qui s’illustrera par la suite dans Cannibal Corpse. Est-ce que ça veut dire que le disque ne vaut pas tripette ? Naaaan, j’ai pas dit ça. Tout classique qu’il soit, le death metal de Monstrosity n’en est pas moins une démonstration de conviction et de technique. Et là où le groupe est malin, c’est qu’il ne cherche pas à amener un truc massif et monolitique comme la plupart des formations, mais vise au contraire à aérer son album. Ainsi, toutes proportions gardées, on trouve ici des ambiances différentes, du titre old school à celui un peu plus bas du front et bourrin en passant par des passages très mélodiques, atmosphériques, hyper rapides ou chargés d’influences diverses (orchestrales, orientales, cherchez les autres). Attention, on est pas non plus dans le death progressif, mais je dois reconnaître que « Screams from beneath the surface » est plus subtil que ce à quoi je m’attendais au départ. S’il reste tout de même à réserver aux die hard fans du genre, il n’a cependant pas à rougir de ses titres donc.

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Paroles de l’album

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