DRUDENSANG : Die watzmannsage

En 2022, pour son premier album, Drudensang nous avait déjà fait le coup de l’intro installent une atmosphère angoissante. Ici, il va encore plus loin… et finalement trop : le prologue qui ouvre l’album, du moins sans l’apport de la compréhension de la langue, n’a que peu d’intérêt. Musicalement parlant, on a rien ou presque. Une voix chuchote un texte, et pour moi ça pourrait tout aussi bien être l’histoire du lapin curé qui s’appelle Bugs Béni qu’un fait divers macabre ou une ode au malin. C’est donc “Gesitersphären” qui pour moi introduit véritablement ce deuxième opus des allemands. Un titre purement black metal atmo, cru et froid, avec un chant criard comme on l’aime et un riff tranchant comme un slip rouge sur un justaucorps bleu. De là à dire que Drudensang a un super pouvoir capable de faire fondre la glace, il y a un pas que je ne franchirai pas. Non, les bavarois ne revendiquent rien d’autre que le fait de connaître parfaitement ses gammes du genre. Bon, je vais vous le dire ; au départ, je me suis demandé pourquoi sur cet album / ep (6 titres, 33 minutes) le groupe effaçait un peu ses qualités dark ambiant pour se recentrer vers quelque chose de plus brut. Et bien la réponse est simple ; parce que “Die watzmannsage” n’est pas du tout le nouvel album du groupe, mais la réédition de son premier ep agrémenté de titres d’un split. Ce n’est donc pas une évolution mais un rappel, un flashback, une préquelle pour mieux cerner d’où est parti le groupe. Et quelque part, ça me rassure. Non pas que le disque soit mauvais, loin de là, mais pour moi il lui manque quand même un peu de personnalité et de maturité. Bien sûr, on y trouve un chant épique (sur “Ewige gegenwart”, reprise du groupe folk expérimental Sturmpercht, et sur la chanson-titre), mais à part ça… on retrouve aussi l’obsession du groupe pour les légendes et le folklore de ses Alpes natales, les créatures maléfiques et les titres plutôt longs. Agréable sans être renversant, le disque s’adresse aux puristes et aux curieux, mais ne génèrera pas forcément d’adhésion immédiate car un peu trop classique. Par contre, si vous le comparez au disque chroniqué ici ou au très bon “Geystersvvang” que j’ai loupé en 2025, on se dit que le combo a vraiment progressé et dans le bon sens, et qu’il est à tenir à l’oeil !

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