CONVERGE : Love Is Not Enough

Et de onze pour les fous furieux de Converge. Le groupe de Kurt Ballou et Jacob Bannon continue d’explorer son enfer pavé de bonnes grosses intentions metalcore / punk hardcore. Et cette fois, les gars reviennent seuls, non plus accompagnés d’invités modifiant leur ADN. Retour donc à un style violent (et même bestial), sombre et sans concessions. « Love is not enough » y va frontalement, et achève son auditoire en 31 minutes et 10 titres qui crachent sur le système et les travers humains, ne leur laissant pas de répit à part sur une « Beyond repair » instrumentale qui permet de souffler en attendant le prochain coup à encaisser. Le disque est brut dans son ensemble, et je sais que c’est ce que de nombreux fans viennent y chercher. Je ne peux pas dire que je n’apprécie pas, mais moi ce qui m’intéresse plus, c’est quand le groupe utilise cette brutalité et la dévie pour faire naître autre chose, comme sur la mid tempo « Gilded cage » ou la plus contenue et rock n’roll mais tout aussi explosive « Make me forget you » (pour moi le meilleur titre de la galette). Le but avoué ici était de relayer une forme d’urgence et de spontanéité, et c’est réussi. L’essence de Converge se trouve ici, cette extériorisation de rage, cette explosion de haine brute pour ce qui fait de l’homme la créature la plus destructrice et méprisable. Ce ui fait que l’amour n’est pas, n’est plus la seule chose nécessaire pour survivre à ce monde ; il faut une prise de conscience collective et une action concrète pour changer les choses. Logique, non ? Ah bah oui, ça va un peu plus loin que ce qu’on s’imagine en s’enquillant les attaques de décibels. Bref, Converge parvient encore à maintenir de la distance entre ses (nombreux) suiveurs et concurrents et lui avec un disque qui montre à la fois qu’il a encore la rage mais aussi des idées.

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