RAPHAEL WEINROTH-BROWNE : Empyrean

Je m’étais penché sur le deuxième album solo de ce musicien connu (ou du moins probablement déjà entendu) de nombreux amateurs de metal en 2025 (notamment par le biais de Leprous). Son parcours atypique et son positionnement dans les deux mondes, neo classique et metal, l’avait poussé à retranscrire cet univers particulier là aussi, et il s’en était plutôt bien tiré d’ailleurs. A l’époque, le disque montrait aussi un bon penchant pour la musique orientale. Le tout donnait quelque chose d’original mais qui portait un peu trop la volonté d’installer un univers, avec un peu de maladresse parfois qui rendait l’abum au final un peu trop long. « Empyrean » change un peu de point de vue, en se concentrant sur les aspects les plus neo classiques de la musique du monsieur, soit quelque chose qu’il maîtrise parfaitement, et en prenant soin cette fois de ne pas trop faire durer les titres, même si deux d’entre-eux atteignent les sept minutes. On ressent particulièrement ici sa volonté d’utiliser à fond les possibilités de son instrument, en superposant les pistes, le violoncelle jouant tour à tour le rôle de guitare rythmique, solo, basse, percussion. Bien sûr, du fait de son positionnement moins aventureux (même si on entend encore des influences orientales ici et là), « Empyrean » sonne plus classique et pourra paraître plus convenu à son auditoire. Mais pour ma part, je le trouve bien plus réussi que « Lifeblood ». Le point de départ de ce disque est la réinterprétation du répertoire de Bach sur un autre projet, qui a redonné le goût au musicien de ce genre. Tant mieux pour nous. On retrouve d’ailleurs une mélodie du maître sur « Dissolution », un très bon titre de la galette. Moins de plans plus typé metal ici aussi ; utilisés avec plus de parcimonie, ils n’en ont que plus d’impact et d’intérêt. Bref, une belle réussite pour le canadien !

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