
Submotion Orchestra est un collectif anglais né à Leeds en 2009. L’idée de base du groupe est de fusionner plusieurs styles chers à leur coeur ; le trip-hop, le dubstep, la soul, le jazz. Le tout avec de vrais instruments. Incroyable que je n’aie pas croisé le groupe depuis sa création tant son univers et mes goûts ont des accointances. Mais soit, c’est qu’il était probablement trop tôt pour ça, et que je devais attendre un “Passed me by” pour le faire. Ce sixième album démarre de façon très électronique par un titre instrumental qui n’est pas vraiment représentatif de l’album. “Passed me by” est plus typé electro / soul, avec une pointe de mélancolie ; excellent titre. “Rearview mirror” et sa douceur déployée sur une soie trip-hop est tout aussi magique. “Ten years” se dévoile en deux temps ; d’abord une longue intro jazzy qui amène petit à petit la mélodie, puis celle-ci se trouve libre d’exploser et nous inonder de plaisir. L’instrumental “One and done” me donne moins de frissons, d’autant plus qu’il est un peu long à démarrer. “Unravelling” est probablement le titre le plus doux et chargé d’ambiance jazzy du lot, et in ne me transporte pas non plus. Enfin, “Tearing down the walls” surfe sur la même vague et ne justifie pas vraiment son nom. Dommage, l’album avait tellement bien débuté ! C’est une sensation bizarre que la mienne ici, parce que d’un côté je suis bluffé de la beauté, le feeling et la subtilité de certains titres, et de l’autre je suis déçu de cette fin franchement moins inspirée à mon goût. L’ensemble reste donc positif, mais je serai plus exigeant sur la suite, à n’en pas douter !
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