
Vous connaissez ces jours où tout vous paraît facile, beau, propice au bonheur ? Moi je suis dans un de ces jours là. Et c’est exactement le genre de jours qui se prête à la découverte de quelque chose de nouveau et d’original dans la musique. Ce quelque chose, c’est Ulrika Spacek. C’est nouveau parce que je ne connaissais pas le travail des anglais, mais le groupe a été formé en 2014, alors on est loin d’avoir à faire à des nouveaux venus. Et depuis lors ils pratiquent un rock expérimental faisant s’entrechoquer structures complexes, sons electro, influences indie rock et psyché. L’album a été écrit sur une période de deux ans entre Londres et Stockholm, et s’appuie notamment sur des boucles d’auto sampling. Même si le groupe reste à la base la créature de Rhys Edwards, il expérimente ensemble, une sorte d’écriture à plusieurs mains et cerveaux qui aboutit à des titres à la fois riches, un peu bizarres mais curieusement toujours mélodiques. Prenez « I could just do it » ; derrière une apparente simplicité, il y a ici une avalanche de bonnes idées, un rythme obsédant, et une sorte d’évidence. Bien sûr, ce n’est pas forcément une science exacte et certains titres sont un peu plus compliqués à assimiler du premier coup. Ce quatrième album, pourtant, est un exemple d’intégration de diverses influences au sein d’un tout à la fois cohérent, accrocheur (la voix plutôt pop de Rhys y est pour beaucoup) mais toujours malin. On peut bien sûr trouver des accointances avec un The Notwist. Et je vais même le dire : les qualités des deux formations sont similaires. Wow, rien que ça ? Oui. « Expo » est vraiment un très bon album !






