BUZZKILL : Wasteland


Allez, hop, découverte. Buzzkill est un jeune duo français se situant à la lisière du post punk et de l’electro goth / dark wave. Jeune car « Wasteland » est son premier long après juste un ep. Long, ok, c’est vite dit puisqu’avec ses sept titres on atteint juste les 27 minutes. Mais dès les premières secondes, « Shout » nous embarue avec sa grosses basse bien saturée, son rythme trépidant et la voix de Nolwenn Boyet qui me fait irrémédiablement penser à celle de Francesca Nicoli d’Ataraxia : grave, traînante, très théâtrale. Sur « Deus ex » c’est d’ailleurs encore plus flagrant je trouve. Mais ce qui fait vraiment la force du duo, ce sont ces basses, à n’en pas douter. Elles prennent la place centrale, elles guident chaque titre, leur donnant la direction et le feu sacré. On applaudira aussi les éléments electro qui peuplent les titres et contribuent à leur donner une allure moderne. Pourtant, l’ensemble des titres de « Wasteland » a quelque chose de délicatement ringard ; comme si on avait exhumé de vieilles bandes d’un groupe de goth et qu’on les avait remises au goût du jour. Alors oui, le style est très marqué et si vous n’avez pas accroché au premier morceau, il est inutile de poursuivre l’écoute. En revanche si la basse vous emmène comme moi vous aurez fatalement envie d’y revenir ! L’ambiance lugubre et glacée est délicieuse et l’alternance de la langue, curieusement, ne me gène pas du tout alors que c’est le cas d’habitude ; peut-être est-ce l’effet de ce chant un peu désincarné ? En tout cas je suis content de m’être arrêté dans ce lieu désolé, même si je mets un petit bémol pour « Isolation » que je trouve un peu moins réussie.

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Paroles de l’album

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