
Oula, ne vous excitez pas. Que vous le sachiez ou pas, oui, “Wish” n’est pas un nouvel album de la bande à Robert Smith. Inutile donc de continuer “…you a merry christmas”. Mais si ce n’est pas un cadeau que nous fait The Cure (en même temps, au mois d’octobre, ce serait bizarre), on peut quand même se réjouir ; “Wish” fête cette année ses trente ans, et profite du coup d’un petit lifting et de titres bonus. Bon, je m’en fiche un peu, parce que ce sont souvent des versions anecdotiques, juste bonnes à justifier un prix exhorbitant. Par contre, ça me donne une occasion de réécouter ce très bon disque, et ça c’est bien. “Wish” comporte l’un des hits les plus connus de The Cure : “Friday I’m in love”. Une bonne chanson pop sautillante assez inhabituelle pour le groupe. Et clairement pas représentative du disque et de son ambiance. Pour moi, “Wish”, c’est surtout l’album de deux de mes titres préférés du groupe, “Apart” et “Trust”. Pas franchement les chansons les plus gaies qui soient, bien au contraire, mais j’avoue que c’est pour ce type de titres déprimants que je préfère The Cure. Mais en plus de celles-ci, on y trouve plein de bons titres. Une « open » introductive aux guitares qui peuvent rappeler un « Disintegration », les plus légères« High » / « Wendy time » / « Doing the unstuck » / « Cut » et « Friday I’m in love », l’épique « From the edge of the deep green sea », la jolie et assez classique « Letter to Elise », la triste et belle « To wish impossible things ». J’ai toujours moins accroché à « End », pourtant assez proche de certaines autres, mais manquant pour moi d’enjeu dramatique. Les démos et autres inédits qui viennent justifier le prix de la réédition du 30e anniversaire ? Je les laisse aux collectionneurs, moi l’album d’origine me suffit !