
Des album de metal extrême qui démarrent sur les chapeaux de roues et s’essoufflent à mi-parcours et finissent en charentaises à siroter un maï-taï, on en a vu passer, moi et mes vieux tympans. Et puis, il y a ceux qui te pètent à la gueule mais qui entraînent une réaction en chaîne qui ne semble jamais vouloir s’arrêter. Bon, avec un nom d’album comme ça et cette facette assumée de “TRVE NORWEGIAN BLACK METAL KVLT”, Darghl a plutôt intérêt à assurer. Et je dois dire que c’est le cas. Le groupe assure qu’il est là non pas pour le show mais pour redorer le blason du genre et en proposer une interprétation volontairement expurgée de tout compromis. Au programme donc, satanisme, misanthropie et violence débridée. Le nom même du groupe (s’il a une signification, je ne l’ai pas trouvée) évoque quelque chose de malaisant, de sombre et d’hostile ; d’anti-naturel pour ainsi dire. Ce qui colle parfaitement avec le concept du groupe. Cependant, on pourra noter un petit côté arty dans la réalisation du clip de « Systemic violence » présentant des images certes assez brutes mais finalement assez classes. Enfin, à part cet excès de style, on va se le dire, les dix titres de cet album sont totalement exempts de surprises. Et encore, pour moi, c’est la première rencontre avec le groupe. Parce que je ne vous ai pas dit, mais si le groupe a été formé en 2023, depuis, il crache des albums tous les 3 à six mois. Comment c’est possible ? Bah, mon copain, les titres se ressemblent quand même un chouilla… Est-ce que c’est un jugement ? Ça m’en a tout l’air oui. Est-ce que c’est une accusation ? Non. Parce que concrètement, ils sont bons les bougres, et présentent cette intensité et cette outrance qui me plaisent dans le style. Donc voilà. « Systemic violence » est le nouvel album de Daghl. Est-ce qu’il est meilleur que « Satan obscure.reborn », l’un de leurs trois albums sorti en 2025, ou que les 4 sortis en 2024 ? Attends, mais c’était pas le même album ? Pour faire court, il doit être aussi bon, les mêmes causes causant les mêmes conséquences. Est-ce que je m’en contente ? Oui !






