
Le premier album de Bloodywood avait été un tremblement de terre. Bon, ok, j’exagère peut-être un peu, j’englobe les dix titres alors que finalement, c’est surtout « Gaddaar » qui a marqué les esprits. Enfin, bref, tout ça pour dire que ce nouvel album était plus qu’attendu de ma part. Il faut dire aussi que « Nu Delhi », l’un des nouveaux singles, avait parfaitement joué la carte du teaser qui cochait exactement les cases que j’attendais ; un titre puissant et groovy avec une forte présence des influences « locales ». « Tadka » aussi cuisinait à peu près avec les mêmes épices. Bon, bien sûr, je passe un peu sous silence « Bekhauf » parce que je ne suis vraiment pas fan de Babymetal, alors il aurait été compliqué que cette collaboration me fasse changer d’avis. Mais bref, je le sentais bien moi ce disque. Et « Halla bol » qui ouvre la marche vient me conforter. « Hutt » est plutôt pas mal aussi, même si la plus-value world y est moins perceptible. « Dhadak » est un peu trop classique dans son riffing, et son refrain un peu trop pop ne me fait pas rêver. Je passe le titre avec Babymetal et passe directement à une « Kismat » qui se débrouille pas mal. « Daggebaaz » aussi fait plutôt le job, même s’il repose comme beaucoup de titres du groupe sur une « recette » qu’on finit par connaître par coeur. On finit ensuite par les déjà connues « Tadka » et « Nu Delhi ». Quoi, et c’est tout ? Ah ben oui, Bloodywood a cédé aux sirènes du consumérisme, en nous pondant un disque trop court. Bon, mais trop court. Et bon, mais pas encore parfait. Bloodywood a donc encore une marge de progression, et c’est plutôt bien, mais il faut vraiment qu’il se détache de ses habitudes et se concentre sur sa personnalité unique.