TRUE NORTH : Out loud

Ah, ils sont malins, les True North. Ne souhaitant pas donner du temps à grain à moudre à ceux qui ne tarderont pas de les qualifier de « pas assez metal », ils se considèrent comme un groupe de rock alternatif. Et puis ils annoncent aussi le menu : True North est nourri de multiples influences des décennies passées, mais y ajoute une pulsion et une attention mélodique résolument modernes. Ok les gars. Ils ont le droit, hein, de se montrer particulièrement enthousiastes pour leur bébé ; après tout, c’est le premier. Et puis, le groupe a réussi à obtenir deux featurings assez bien vus dans le « milieu » : Kellin Quinn de Sleeping With Sirens et Aaron Gillespie de Underoath. Mais objectivement, « Out loud » ne propose qu’un emo rock / metal à grosses guitares mais voix fluette assez fréquent de nos jours. Alors, faut-il le huer, lui lancer nos mocassins à pampilles ? Non ; il a non seulement l’air d’assumer tout ou partie, mais en plus, il le fait pas mal. Bien sûr, les amateurs de gros son seront autorisés à s’ennuyer poliment parfois, voir même à s’éclipser discrètement. Mais « Not alone », son sympathique gimmick electro et son refrain épique, « Your confession » et sa dualité classique mais convaincante, « Save me », son couplet d’apparence inoffensive qui cache l’efficacité effrontée de son refrain, ou un peu plus loin « Feel anything » qui fonctionne à peu près sur le même principe… Bref, une bonne moitié des titres se montre à la hauteur de la promesse mélodique évoquée plus haut, et c’est suffisant à mon sens pour valider « Out loud ». Je ne me prononcerais pas sur la durabilité de la galette, mais en tout cas, ses artisans ont su capitaliser sur leurs années d’écoute attentive, et font probablement aujourd’hui la musique qu’ils souhaiteraient écouter. Laissons les (et nous) vivre au jour le jour et profiter de ça un moment !

Instagram

Facebook

Paroles de l’album

Related Posts

  • 10000
    Il y a quelques années, j'avais l'impression de ne chroniquer que des albums de metalcore. Depuis quelques temps, ce sont en territoire metal le death progressif et le revival heavy doom qui tiennent la palme. Greylotus, donc, donne dans le premier genre. Une voix et un riffing entre deathcore et…
    Tags: ne, a, se, y, assez, non, gars, me, plus, sens
  • 10000
    Dans les années à venir, et avec des groupes comme Modern Error, il va être de plus en plus complexe de définir la frontière entre un groupe de rock et un groupe de metal. C'est l'évolution naturelle des choses ; on va voir s'effacer des différences et naître de nouveaux mélanges.…
    Tags: l, plus, a, assez, groupe, d, se, y, titres, metal
  • 10000
    La galaxie metalcore ne cesse de s’étendre de mois en mois, d'année en année. Silent Planet est un groupe qui gravite autour du genre depuis 2009, sans vraiment pouvoir être rattaché à tel ou tel sous-genre. Faute de mieux, on leur a collé l'étiquette « metalcore progressif ». Ce qui, reconnaissons-le, est…
    Tags: ne, assez, plus, a, rock, bien, me, se, metalcore, l
  • 10000
    Metal et horreur ont toujours fait bon ménage. Ice Nine Kills semble en être persuadé aussi, puisque c'est le deuxième album d'affilée qu'il base sur les films d'horreur spécifiquement. Bon, c'est un sujet que la formation de Boston connaît bien, puisqu'il s'agit de son fonds de commerce depuis sa création…
    Tags: a, metal, plus, assez, bonne, groupe, mal, se, parfois, titres
  • 10000
    Les brittons de While She Sleeps triturent et peaufinent leur metalcore moderne et catchy depuis 2006. Alors forcément, au bout d’un moment, les résultats se font sentir. Je n’avais pas assidûment fréquenté le groupe jusqu’ici, je dois bien le reconnaître : quelques singles sur des playlists ici et là, qui n’ont…
    Tags: d, plus, l, se, c, a, bien, groupe, qu, metalcore

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.