TOTENGEFLUSTER : Im nebel der vergänglichkeit

Moi, j’ai fait anglais première langue, et puis après j’ai enchaîné avec de l’espagnol et de l’italien. Alors là, pour moi, le nom de ce groupe ou ce titre album pourraient bien signifier « j’aime les panini brocoli-boulette d’avesnes », je n’y verrais que du feu. Bon, étant donné la teneur assez black symphonique de celui-ci, il y a assez peu de chances que ce soit le cas. Non, on doit plutôt se la jouer « 1001 manières de glorifier Satan avant de mourir ». Ce disque, dont je m’épargnerais la retranscription du titre, est donc le deuxième de la formation allemande, dont je peux en revanche vous dire que le nom signifie « murmure des morts », ce qui est assez chouli et poétique (oui, ben c’est du black, hein, pas le dernier Vianney). Sans surprise, le groupe nous apprend qu’il s’est formé dans le but de produire une musique cinématographique et agressive, de l’art violent et sophistiqué. Oui, on connaît. Mais il faut bien avouer que Totengefluster se débrouille pas mal dans le genre. Oh, il bâtit chacun des douze titres de ce deuxième opus sur des bases certes solides mais ordinaires, des voix (hurlées, chantées,, parlées) aux riffs tranchants en passant par les orchestrations gothico-classiques. Mais voilà, ça marche, et en plus ça n’est pas trop pompé, ou alors de façon futée ; comprenez qu’on ne se dit pas à tout bout de champ ; « tiens, là c’est Dimmu, oh une intro à la Cradle, mais, euh, c’est pas une reprise de Graveworm ? ». Enfin, quoique. Oui, c’est plutôt du côté de ces derniers qu’on cherchera ; pas du copier-coller, juste des influences communes, assez bien digérées et maîtrisées pour faire de ce disque une halte non facultative !

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Totengeflüster : Totengeflüster

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