TONY MOLINA : Kill the lights

10 titres, 14 minutes. Et je ne vous présente ni un disque de punk, ni de grindcore. C’est dingue non ? Bordel, mais qui va acheter un disque de 14 minutes ? C’est, en substance, ma première pensée. Mais cette première pensée s’est vite envolée. Parce qu’en même temps qu’elle se formait à gauche, elle s’étiolait à droite ; « Kill the lights », deuxième album du californien Tony Molina, fait son œuvre. C’est la première fois que je suis confronté à ce musicien bipolaire, autant investi dans le punk hardcore que dans la pop / powerpop. Un profil qui en rappelle d’autres, comme Joey Cape de Lagwagon. Mais là n’est pas l’essentiel. Le truc, c’est que chaque chanson, aussi courte soit-elle, aussi frustrante soit-elle, est excellente. Que dis-je, exceptionnelle. Quelque part entre un Weezer des bons jours et un Elliott Smith (qui en a rarement connu de mauvais), chaque titre fait mouche. On se les passe une fois, deux fois, trois fois, et c’est un bonheur immense. Alors peu importe sa durée, et qu’on ait envie de coller des beignes à Tony pour qu’il développe ses chansons sur une durée suffisante pour qu’on puisse les chanter à tue-tête sous la douche ; il s’agit juste d’en profiter. Énorme.

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Paroles de l’album

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