THE SLOW SHOW : Lust and learn

Ce troisième album de The Slow Show débute de façon très intimiste, par une mélopée de piano mélancolique… qui peu à peu se transforme en quelque chose de plus grandiose. Puis, avec « Eye to eye », on retrouve la voix si particulière de Rob Goodwin, entre un Nick Cave et un Stuart Staples, force et faiblesse du groupe ; il est effectivement assez complexe d’occulter cet élément si on ne l’apprécie pas. On ne va pas se le cacher, le positionnement de The Slow Show est vraiment particulier. C’est une sorte de pop folk intimiste et grave, mais avec de grands élans de flamboyance. The Slow Show pratique une pop grand angle, un style très lumineux, à la grandiloquence cinématographique, le tout contrebalancé par l’organe caverneux du songwriter,… et des choeurs volontiers angéliques. Vous trouvez tout ça un peu antinomique ? Oui, c’est une expérience assez unique. De fait, « Lust and learn » me fascine autant qu’il me dérange, mettant dos à dos mon désir de lumière et mon besoin naturel d’ombre. C’est paradoxal, mais ce disque d’une grande beauté me met particulièrement mal à l’aise. Je ne parviens pas à le comprendre, tout en l’appréciant par bribes. Impossible pour moi donc de me montrer dithyrambique à son propos, mais je ne peux pas non plus le descendre. En fait, je trouve ça très fort de savoir allier les deux faces d’une même pièce comme le groupe le fait, même si de mon côté, je suis incapable de me tenir sur la tranche, penchant volontairement ou pas du côté sombre. Mais ça ne change pas le fait que « Lust and learn » contient de superbes chansons ; un « Sharp scratch » ou un « Vagabond » ne peuvent laisser indifférent.

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Paroles de l’album

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