THE BODY : I have thought against it, but I can’t any longer

Ce qui est bien avec The Body, duo américain de frappadingues assumés, c’est qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre. Oh, mis à part à une œuvre totale et extrême sous sa forme. Car Chip King et Lee Bufford ne sont pas du genre à faire les choses à moitié, se retenir pour préserver ses fans, ou se soucier du qu’en dira-t-on. Encore une fois, The Body s’est adjoint les services de divers collaborateurs, dont une Kristin Hayter dont la voix tutoyant autant les cieux que les limbes pourrait rappeler une Lisa Gerard dans ses accointances les plus world. A part ça, The Body est toujours aussi cauchemardesque, noisy, pessimiste, abject et épique. Et peu avare en grand moments. J’hésiterais cette fois entre la descente aux enfers tribale « Partly alive », la mélopée noise-world « Can carry no weight », la black horror neo classique « Blessed, alone », l’electro dark noise « Off script »… Le point commun entre toutes les pistes ? Des voix criées, des rythmes répétitifs, une ambiance oppressante et post-apocalyptique, un fracas noise effrayant.Tout ça peut au choix fasciner ou rebuter, mais ce qui est sûr, c’est qu’on en ressort pas indemne. De corps peut-être, d’esprit n’y comptez pas. Si bien qu’on se gardera bien de vouloir connaître le sujet du titre, et donc de l’album. Nul besoin de mots quand on subit de tels maux 49 minutes durant. Et Chip / Lee, on est contents de les connaître, mais de loin c’est bien aussi. Amis des pathologies mentales sévères, c’est pour vous !

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