THE BAD PLUS : It’s hard

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Oh oui, c’est dur ! Hum. Cette affirmation semblait beaucoup moins tendancieuse avant de l’écrire. Bref, qu’est-ce que je vous exprime, c’est que The Bad Plus, c’est pas vraiment Black M. Alors si vous êtes allergiques au jazz, à la déstructuration à l’excès, à une forme d’humour improbable, passez de suite votre chemin. La facilité, même pour un exercice comme le disque de reprises, est toujours un concept exclu de la dialectique du trio de Minneapolis. La reprise, The Bad Plus sait faire, ils l’ont déjà prouvé à maintes reprises. Cette fois, ils sont allés chercher de l’évident et du moins évident, du tube et du titre plus discret. Côté revisite, on est servis. Pour tout dire, il y en a même que je ne comprends pas ; « I walk the line », par exemple, se situe entre humour et massacre. Mais je dois vous dire aussi que je ne suis pas un grand amateur de jazz, même si j’apprécie souvent les propositions (les moins free) de The Bad Plus. C’est donc vers ces versions plus sages que mon cœur penche sur ce douzième album des américains : « Don’t dream it’s over », « Games without frontiers » et « The robots » sont pour moi les trois pièces maîtresses. Le reste n’est pas mal du tout non plus, et l’ensemble mérite, comme c’est le cas pour bon nombre des disques du trio, une deuxième écoute, et plus si affinités, pour en saisir toutes les subtilités. The Bad Plus reste toujours aussi exigeant envers lui-même qu’envers ses auditeurs en tout cas, vous êtes prévenus !

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