SURVIVE : RR7349

survive_rr7349

Que je vous présente une sortie synth wave, ça n’est pas une révolution. Mais que la formation qui l’a fait naître soit signée sur un label ouvertement metal extrême, ça, c’est plus rare. Oh, bien sûr, souvent, les petits gars derrière ne sont pas si éloignés de ce style musical qui privilégie la puissance des émotions, fussent-elles sombres. Ou puissent-elles l’être, serait-on tentés de dire. Car oui, Survive, s’il joue ostensiblement dans la cour des grands niveau musicalité, ne fait pas non plus exception à la règle tacite disant que la synth wave se doit d’adopter des postures mystérieuses, planantes et noir charbon. Ne vous méprenez pas ; je ne m’en plains pas, moi qui ais du mal à me coltiner tout un disque de bright sideries sans être sidéré de tant de naïveté. Donc, Survive. « RR7349 » n’est pas un titre si énigmatique que ça, puisque ce n’est « que » le numéro de catalogue Relapse de l’album. Le contenu est, lui, très classique pour le genre. Des titres mélodico-progressivo-électroniques rappelant la new wave et les bandes originales des (meilleurs) films et séries de science-fiction des années octante, des clins d’oeils appuyés aux grands anciens du genre, JMJ en tête. Oui, mais c’est quand même super bien fait, et ça, ça fait passer le manque d’imagination pour du génie, qu’on me dit. Et merde, en plus, c’est qu’ils ont raison ! Alors oui, « RR7349 » n’est qu’un disque de plus du genre, mais oui aussi, il est très bon et les amateurs seront comblés. Je préciserais juste qu’on se situe largement plus du côté d’un Zombi que d’un Perturbator. Ou Carpenter Brut.

Site officiel

Related Posts

  • 10000
    Bref récapitulatif : il y a 3 dizaines d'années, Dario Argento fait appel au groupe progressif Goblin pour illustrer ses pellicules horrifiques. Deux gamins de Pittsburgh découvrent quelques années plus tard le cinéma du bonhomme, et avec eux tout un pan de musique rock qui n'a pas sa place en…
  • 10000
    Versant sale et méchant d'une scène synth wave en odeur de sainteté, Perturbator avait traversé ma route comme un bolide en 2014 avec son « Dangerous days », me laissant globalement convaincu même si je trouvais le disque inégal. Deux ans plus tard, je veux bien entendu me rendre compte par moi-même…
  • 10000
    Incroyable. Jamais je n'aurais cru un jour écouter ce genre musical en 2004, et encore moins chez Relapse ! Pensez donc: Zombi pratique un space rock instrumental rappelant grandement les heures glorieuses du groupe Goblin, qui officiait sur la plupart des bandes originales des films d'horreur de Dario Argento et…
  • 10000
    Nouveau venu dans le petit monde du revival synth pop aux sonorités 8-bit, Gunship arrive avec un train de retard mais plein de bonne volonté. Proposant un format plus pop que ses compères Penetrator, Kavinsky et autres Carpenter Brut (dont on retrouve d'ailleurs un remix en fin de parcours), le…
  • 10000
    James Kent alias Perturbator est un musicien français oeuvrant, tout comme Kavinsky, dans un registre synth pop très eighties. La ressemblance est vraiment troublante, même si l'imagerie utilisée ici est beaucoup plus dark que chez l'auteur de "Testarossa autodrive". Et pas que l'imagerie d'ailleurs ; les sonorités elles-mêmes versent du…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *