FRAGILE ARCHITECTURE : Sweet electric

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Duo français mélangeant influences électro pop, rock expérimental et musique électronique, Fragile Architecture est l’un de ces artisans de l’ombre sur qui on ne se retourne pas forcément mais qui ne déméritent pas pour autant. Bien que n’ayant pas totalement digéré les qualités mélodiques de ses pairs, la musique de Fragile Architecture est plus solide et structurée qu’on ne pourrait le penser, et ce premier album, qui fait le choix de ne pas choisir son camp, vaste terrain de jeu pour ses créateurs, s’avère à la fois complexe, aventureux et pas si difficile d’écoute pour qui en a au moins une partie des codes. On pense en effet pas mal au Radiohead période « Kid A », mais aussi à la galaxie indé belge (Girls In Hawaii, Ghinzu…), peut-être à cause de la voix de Fab, ou de cette douce mélancolie rock qui habite le disque. En tout cas, et malgré le problème de mixage (« Sweet electric » aurait parfois mérité plus de pêche, et le disque est mixé très bas en son), ce premier album est plutôt réussi, une bonne découverte qui n’a pas trop vieilli et dont la région Midi-Pyrénées peut s’enorgueillir.

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Fragile Architecture : Ant

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    Je n’ai pas été très sérieux avec Fragile Architecture ces derniers temps. Bien sûr, je vous ai parlé en 2015 de leur beau disque de 2009 « Sweet electric ». Mais depuis, j’ai fait l’impasse. Pas faute d’intérêt, mais faute d’attention. Pas cool hein ? Alors aujourd’hui, avec la sortie de ce quatrième…
    Tags: fragile, architecture, ne, indie, electronica, pop, indépendante

LONEY, DEAR : Dear John

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Difficile de trouver beaucoup de renseignements sur ce one-man band sur la toile, et pas facile non plus de mettre la main sur l’un de ses albums. Pourtant, Emil Svanangen alias Loney, Dear mérite qu’on se casse un peu la nénette. Il est quand même, l’air de rien, l’un des meilleurs songwriters de ces dernières années. Injustement méconnu, il est pourtant actif depuis 2003, développant une musique aux mélodies délicates et immédiates, à la fois lumineuse et mélancolique, souvent richement orchestrée mais conservant toujours un côté intimiste, que sa voix peu assurée mais habile traverse tout en feeling. Des textes simples mais pas si naïfs et des sonorités électro bien présentes contribuent à finir d’installer ce « Dear John » parmi les albums d’exception de l’indie pop. Si vous accrochez, sachez que l’ensemble de la discographie de cet ex-pianiste de jazz présente des qualités similaires à ce magnifique album !

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Paroles de l’album

Loney Dear : Airport surroundings

Loney Dear : I was only going out

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    En 2015, je vous faisais (re)découvrir un disque de 2009 de ce suédois qui me tenait à cœur. Aujourd’hui, je suis enfin à jour avec la discographie du bonhomme avec ce sixième album qui vient de sortir. On y retrouve la voix émouvante qui tisse des mélodies claires-obscures, et ces…
    Tags: loney, dear, pop, electro, indépendante

THE FATALES : Great surround

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Disque d’une inquiétante beauté, « Great surround » évoque autant la pop jazz ténébreuse d’Angelo Badalamenti sur la bande originale de Twin Peaks que le rock progressif d’Anathema sur la partie actuelle de sa carrière. La voix de Wayne Switzer n’y est d’ailleurs pas pour rien, rappelant souvent le timbre mi-profond mi-stellaire de Vincent Cavanagh. Mais c’est une fausse influence, il y a fort peu de chance que ce groupe new-yorkais ait, en 2008, fait connaissance et eu des accointances avec la musique des anglais, alors en plein hiatus. Ce premier album faisant suite à un ep tout aussi intéressant restera sans suite… La faute à la confidentialité d’un label français (cocorico quand même pour Monopsone) n’ayant pas les moyens pour s’exporter ? A un groupe incapable de reproduire les fulgurances présentes sur ce superbe disque ? Je n’en sais rien, mais après avoir découvert par hasard ce petit chef d’oeuvre, je ne peux que constater un terrible gâchis de talent. Parfois comparé à la constellation Interpol / Editors, The Fatales en adopte effectivement parfois les postures Joy Divisionesques, mais passées au tamis de sa propre vision des choses. « Great surround » n’est pas forcément un disque facile, car même si ses mélodies sont limpides, elles prennent des formes tantôt rock atmosphérique, tantôt rock indé, tantôt pop, orchestral ou plus intimiste… Mais croyez-moi, sa découverte vaut l’investissement !

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FEJD : Storm

fejd_storm

Formé en 2005 par des frangins metalleux suédois, Fejd est une formation intéressante à bien des égards. Tout d’abord parce que son propos est de pratiquer une musique médiévale folk vierge de tout artifice metal mais en reprenant l’intensité et les constructions du genre et les transposant avec des instruments classiques. Ensuite parce que le groupe a offert en téléchargement libre et gratuit ses premiers albums. Et enfin et surtout parce que Fejd a un talent monstre. Prenez ce « Storm » daté de 2009 et au titre trompeur (tous les textes sont en langue maternelle) ; certains titres y figurant comme « Storm » ou « Varg i veum » sont tout bonnement parfaits, là où les autres les suivent de près. La voix claire de Patrick est le seul élément qui pourrait être un frein à l’adoption, celui-ci étant assez rugueux et les sonorités du suédois pas toujours très mélodiques. Mais pour ma part ça ne m’a jamais posé aucun problème et au final ce sont l’ambiance générale magique et les mélodies accrocheuses que je retiens le plus. « Storm » est un excellent album, bien au-dessus de la plupart des choses proposées dans le genre ; un passage obligatoire ! 

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Paroles de l’album

DR DRE : 2001

dr dre 2001

Sept ans après son premier album solo « The Chronic », André Young vient rappeler à son public qu’il n’est pas qu’un producteur mais possède également un flow et une présence qui sont restés intacts depuis la période NWA. Sans surprise, ce deuxième essai se hisse largement à la hauteur du premier. Dre s’y est entouré d’excellents auteurs et rappeurs, et a forcément soigné la forme, collectionnant les tubes immédiats (« Forgot about Dre », « The Watcher », « What’s the difference », « The next episode »…). « 2001 » est clairement un chef d’oeuvre, un album indispensable, pas inventif pour un sou, mais reste un modèle d’efficacité.

Paroles de l’album

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Dr Dre : Still D.R.E.

Dr Dre : Forgot about Dre

Dr Dre : The next episode

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