VINCENT VINCENT AND THE VILLAINS : Gospel bombs

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Groupe à la durée de vie éphémère (mais quoi de plus logique quand on est fans de « Great balls of fire ?), Vincent Vincent And The Villains aura au moins eu le mérite d’affirmer haut et fort son amour du rockabilly et du rock n’ roll à travers ce premier et unique album varié, entre rockab’ sombre, rock classique et ambiances mariachi. D’une tonalité plutôt solaire, « Gospel bombs », qui n’a donc rien à voir avec son titre, est un vrai bon disque d’un genre rétro indémodable mais dont l’heure n’était pas encore (re)venue. Pourtant j’ai beau l’écouter encore et encore, je ne lui trouve pas vraiment de failles. Entraînant, rebelle mais mesuré, ce disque a tout pour plaire au plus grand nombre. Et il faut également signaler qu’il ne contient que des titres originaux, pas une seule reprise, ce qui est plutôt rare pour le genre.

Site officiel

Paroles de l’album

Vincent Vincent And The Villains : On my own

ZIMMER, Hans ; NEWTON-HOWARD, James :The Dark Knight

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Bande originale moderne, percutante et sombre pour ce deuxième volet du héros de Dc Comics, à l’image de la formidable pellicule qui voit s’affronter un homme-chiroptère qui cherche sa place dans un monde en proie au chaos et un Joker qui éclipse tous les autres personnages du film, campé d’une façon magistrale par un Heath Ledger dont on comprend tout le potentiel, trop tard. Et revoilà deux géants de la musique de film, Hans Zimmer (Rain Man, Le Roi Lion, La Ligne Rouge, Gladiator, Pirates des Caraïbes…) et James Newton-Howard (King Kong, Le Village, Sixième Sens, Pretty Woman…), qui s’allient pour rendre justice aux turpitudes des frères ennemis de Gotham. Lancinante, rampante, épique ou explosive, la musique reflète les styles respectifs de ses auteurs au sein d’une oeuvre tragique et noire, plutôt réussie même si elle n’atteint jamais les sommets d’émotion déployés par le film.

Site officiel (Hans Zimmer)

WOVEN HAND : Ten Stones

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Après un déjà très réussi « Mosaïc », sombre et épique, j’étais loin de m’attendre à un retour plus rock de Monsieur Edwards avec son projet solo. Car, si le cowboy est capable du meilleur, sa carrière avec Woven Hand est tout de même assez inégale. Bonne, très bonne surprise donc que ce nouveau disque peuplé de titres dignes d’un « Secret South » ou même parfois d’un « Low Estate » de feu Sixteen Horsepower. Mais une autre surprise attend l’auditeur en milieu de parcours ; « Quiet Nights Of Quiet Stars », reprise d’Antonio Carlos Jobim, qui malgré le traitement étrange qui lui est infligé musicalement, reste une pure chanson de crooner. Court moment de répit et de relative quiétude avant un « Kicking Bird » bien allumé. La mélancolie inhérente au projet se conjugue ici au retour des influences punk et à une certaine rudesse dans le son, qui sert et dessert le disque à la fois, lui conférant un côté plus brut et « authentique », parfois hypnotique (« His Loyal Love »), mais aussi un son plus étouffé, qui ne permet pas toujours d’apprécier la pureté des voix et instruments comme on le voudrait. Pas d’inquiétudes pourtant, « Ten Stones » est une très grande œuvre qui saura se faire apprécier autant sur disque que sur scène, où elle donnera lieu à de véritables moments de transe, à coup sûr.

Paroles de l’album

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WEEZER : The Red Album

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Ne nous le cachons pas, si Weezer sort globalement toujours des albums corrects, voir bons, il est tout de même en perte de vitesse depuis quelques années. Aujourd’hui, quand Cuomo nous annonce un album « rouge », après un excellent « bleu » et un plutôt très bon « vert », que doit-on comprendre ? Qu’il doit s’agir d’un album de la même trempe, d’un classique immédiat, de la fin parfaite d’un cycle ? On serait tenté de le penser, mais non. Peut-être le groupe est-il persuadé de bien faire, et peut-être même n’a-t-il pas tort sur toute la ligne, lui qui sait encore nous surprendre agréablement avec des titres comme « The greatest man that ever lived », titre-fleuve limite progressif, ou « The angel and the one », ballade touchante. Oui, mais voilà, deux bonnes chansons dans un album, c’est peu. Et les huit autres sonnent au mieux comme du déjà entendu, au pire comme de la soupe infâme. Le voilà donc, l’album de Weezer raté. 

Paroles de l’album

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Weezer : Troublemaker

WE ARE SCIENTISTS : Brain Thrust Mastery

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Ils ne sont plus que deux après le récent départ de leur batteur, viennent de New York et produisent un electro-rock entraînant. Non, ce ne sont pas les Ratatat, chroniqués un peu plus loin, mais bien We Are Scientists, qui s’en viennent avec un deuxième album d’excellente facture. Regardant volontiers dans le rétroviseur, mais veillant à réactualiser sa formule et la contenir dans un moule pop parfaitement huilé, le groupe enchaîne des titres dansants et faciles, tendant presque la joue à leurs détracteurs. On laissera ceux-là s’acharner, les taxer de prostitution musicale, les traiter d’opportunistes. Les fans de musique, eux, prendront plaisir à s’attarder sur les onze titres de ce disque, à les faire découvrir à leurs amis, à les écouter dans les bouchons, les transports en commun, au réveil, et à profiter des bienfaits de l’énergie et de la bonne humeur qu’ils génèrent.

Paroles de l’album

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We Are Scientists : After hours

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