HOT SNAKES : Suicide invoice

Bon, ok, je triche un peu ici. « Suicide invoice » est techniquement sorti en 2002, mais ressorti avec l’ensemble de la discographie des affolants Hot Snakes le 19 janvier dernier. Et j’en profite donc pour vous toucher un mot de cet excellent disque, celui du milieu pour être précis. On ne s’étendra qu’un peu sur la raison de ce retour en grâce, qui comme souvent annonce un retour des héros d’antan pour une tournée, un album, voir plus si affinités. Mais qu’il s’agisse de roublardise ou pas, ça reste une très bonne idée, puisque cet album est une perle. Qualifiés à l’époque de post hardcore, (même si la définition du terme a évolué depuis), les 12 titres de « Suicide invoice » sont la jonction du punk rock, du rock alternatif et du post hardcore. L’union sacrée entre rébellion, désinvolture et attentions mélodiques ; écoutez donc le morceau-titre, vous en aurez un bel aperçu. Avec une moyenne de 3 minutes, les chansons de Hot Snakes sont un concentré de fougue et d’efficacité, imparables et percutantes. « Suicide invoice », « Paperwork », « Paid in cigarettes », « Gar forgets his insulin », « Unlisted », « Why does it hurt », « XOX »… Je crois que je pourrais tous les lister tant ils présentent les mêmes qualités et chacun des griffes qui laissent des traces dans le cortex. Ce disque est de ceux qui laissent des traces, qui marquent ; un achat raisonné qui sera vite rentabilisé par des écoutes répétées pendant des années !

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    Tags: hot, plus, snakes, d, album, on, l, rock, punk, s

LES FATALS PICARDS : Droit de véto

Bien avant leur participation à l’eurovision, nos amis amienois étaient déjà des chantres des bons mots et du millième degré. « Droit de véto », deuxième album du groupe qui regorge de titres drôles et immédiats. Bon, ceci dit, pour apprécier l’ensemble de ce disque, il faut quand même bien kiffer l’humour débile et régressif. Punks dans l’âme, les ex Fourmis Violentes utilisent pourtant un panel assez larges d’influences musicales ; chanson, electro, rock, pop, punk, ragga, rien n’arrête leur soif de métissage et leurs jeux de mots. Parmi les titres les plus marquants, on peut citer « Schizophrène », « J’fais du bruit », « Goldorak est mort », « J’suis un vaurien », « Chasse pêche et biture », « C’est la vie, cuicui », la version « all stars » de « Sauvons Vivendi » (dans les chansons cachées). Bref, on a ici une bonne dose de n’importe quoi, quelque part entre Marcel Et Son Orchestre et Didier Super, bref de fiers représentants de la région Haut de France !

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Les Fatals Picards : Goldorak est mort

GHOULTOWN : Give’em more rope

ghoultown_giveem

Groupe emblématique d’un sous-genre bien pauvre en références, j’ai nommé le gothabilly, Ghoultown a plutôt intérêt à assurer pour ne pas enterrer le genre avec lui. D’autant plus que son alchimie repose sur des éléments assez délicats à marier sans avoir l’air ridicule ; le rock dur, le rockabilly, la musique mariachi et un côté horrifique prégnant. Et de fait, il n’y parvient pas toujours sur ce deuxième album. « Mais alors, pourquoi tu nous le présentes ? » me direz-vous. Eh bien, parce que quand ça fonctionne, c’est vraiment excellent, pardi ! Mais faisons donc un pas en arrière. Ghoultown n’a que peu d’expérience en tant que groupe à la sortie de ce deuxième album, mais son mentor a déjà traîné ses guètres au sein d’une formation doom ayant connu un petit succès, Solitude Aeternus. Il sait l’importance de l’image dans le monde musical actuel et n’hésite donc pas à en jouer, partant à fond dans son délire Texan en forçant le trait aussi bien dans l’imagerie que la musique. Ceci cumulé à la pertinence de ses mélodies fait très vite monter le buzz pour des titres comme l’excellente « Killer in Texas » dont les chansons ici présentes sont les descendantes directes. Alors certes, ce disque n’est pas parfait, mais constitue tout de même une acquisition raisonnée sur la base d’une poignée de très bons morceaux (« Wicked man » et « Man with no name » en tête, mais derrière eux « Hang me high », « Dirty Sanchez », « Dia de los muertos », « Fistfull of demons » et « Wait until dark » ne sont pas loin).

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NO USE FOR A NAME : Hard rock bottom

nufan_hardrockbottom

Tony Sly était un putain de songwriter. Mon plus grand regret sera de l’avoir raté en concert à un jour près. Alors je me dis que ce rendez-vous raté, d’autres l’ont peut-être eu aussi. Voici donc, un peu plus de deux ans après son tragique décès, une séance de rattrapage. « Hard rock bottom » n’est certes pas le disque que je conseillerais en premier lieu, mais comme la chronique de « The feel good album of the year » est déjà parue… Bref, ce huitième album, s’il n’est pas le meilleur, présente la particularité de mettre encore plus l’accent sur le côté très pop de l’écriture de Sly. Doté d’une pochette hideuse (mais très punk), et d’une sélection de titres assez inégaux, ce disque est certes un peu casse-gueule, mais révèle vraiment un potentiel énorme. « International you day », « Pre-medicated murder », « Dumb reminder », « Solitaire », « Undefeated » et « Insecurity alert » sont autant de grandes réussites, portées par des mélodies qui restent en tête et d’une énergie pop-punk classique mais vraiment très efficace. Parmi le reste, on trouvera des titres moyens, et d’autres assez anecdotiques, dont cette reprise du « This is a rebel song » de Sinead O’Connor. Au final, on ne peut pas adorer ce disque, de par ses imperfections, mais il reste une rencontre vraiment marquante ; le terme de pop-punk semble avoir été inventé pour No Use For A Name.

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No Use For A Name : Hard rock bottom (vidéo en studio)

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PEDRO THE LION : Control

pedrothelion_control

Troisième album et deuxième concept-album pour Pedro The Lion, « Control » est probablement le meilleur disque de la « formation » de David Bazan. Plus rock et plus varié que son prédécesseur pourtant réussi lui aussi, « Control » dépeint la déliquescence d’un couple, précipitée par l’infidélité du mari, businessman désabusé. Bazan, d’habitude seul maître à bord, est ici assisté par Casey Foubert, sorte de mercenaire qui co-écrit peut-être les deux meilleurs titres du disque, « Second best » et « Penetration ». Ce qui coïncide avec l’arrivée du clavier, enrichissant les ambiances du disque sans les édulcorer. Pedro The Lion conserve, et c’est heureux, ce côté simple et quelque peu aride qui fait son charme. Ici, c’est l’émotion qui mène la danse, ce qui se traduit par des titres rock alternatif chargés de mélancolie, portés par la voix traînante et empreinte de sensibilité de David. Vous l’aurez compris, « Control » et son attaque en règle contre les grands et petits travers de notre société moderne est un petit bijou, d’autant plus précieux qu’il s’avère être un secret bien gardé !

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