HALLUCINOGEN : Twisted

Certains le considéreront peut-être comme mon album honteux, mais je m’en fous : aujourd’hui je vais vous avouer mon amour immodéré pour ce que je considère comme un sommet d’un genre souvent réservé aux teufeurs, vu comme une musique abrutissante pour guédros notoires : la trance / goa. Alors oui, je le concède volontiers, les huit très longs titres de ce premier album de Simon Postford présentent non seulement des similitudes, mais surtout se suivent et se complètent comme différents actes d’un concept album. Sauf que celui-ci serait sans histoire ni protagoniste, juste un tunnel kaléidoscopique dans lequel la psyché se perd, les repères s’effacent et l’esprit s’en va vagabonder entre somnolence et rêve psychédélique. Voici donc l’album type qu’on écoute seul, se laissant porter par les multiples couches de basses électroniques acides qui le composent, glissant dans un état second sans l’aide d’aucune substance. Si l’expérience vous tente, entrez-y sans attendre ; ce disque est déjà le plus vendu de sa catégorie, et a déjà un statut culte, et un certain côté collector ; découvrez pourquoi !

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WHIPPING BOY : Heartworm

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Sous-estimé, sous-médiatisé, sous-marin, « Heartworm » est de ces albums-météores qui traversent votre vie sans prévenir et vous laissent la peau à vif. Peu d’informations sur le groupe qui l’a fait naître, à la longévité inversement proportionnelle à son talent. Formation irlandaise, Whipping Boy est de ces artisans discrets et efficaces qui vivent et meurent dans l’anonymat le plus complet, ou presque. Certes, cet album a eu de très bonnes critiques lors de sa sortie, mais cela n’a pas suffi. Pourtant, écoutez donc les 5 premières chansons de ce deuxième et « dernier » album (après ça, un disque posthume est sorti), et vous serez sans mal convaincus. Rock indépendant sachant se faire noisy et tranchant ou beaucoup plus caressant, cordes à l’appui, porté par le timbre grave et très particulier de Ferghal Mc Kee, renforçant un peu plus le côté doux-amer de l’ensemble, le style est bien ancré dans la fin des eighties et la première moitié des nineties. Il n’a pourtant, presque vingt ans plus tard, pas pris une ride. Certes, la deuxième moitié du disque est un peu moins percutante, mais soyons clairs ; le première est une révélation. « Heartworm », que l’on peut maintenant dégotter pour pas trop cher dans le marché de l’occasion, est un parfait petit cadeau à se faire avant Noël !

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FEAR FACTORY : Demanufacture

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Fondé en 1990, et vite remarqué pour sa propension à mélange death metal et musique électronique, contribuant au passage à populariser le metal industriel, les angelinos de Fear Factory se font surtout connaître d’une large frange de metalheads par le biais de ce « Demanufacture », deuxième album présentant un groupe en pleine mutation pour le meilleur. L’intégration de claviers permet de plus travailler sur les ambiances, de créér des contrastes entre les rythmiques saccadées et presque robotiques de Dino Cazares et les passages en voix claire de Burton C. Bell, ici habillés de nappes presque new wave. Les samples sont eux toujours aussi présents, et les textes très science-fiction viennent fignoler le tout. Considéré par beaucoup (et à raison) comme le meilleur album des américains, « Demanufacture » est une pierre angulaire du metal industriel, le point de départ de la carrière d’une foule de suiveurs catégorie chevelus, de la démocratisation des samples dans le genre, bref un album ultime qui malgré son grand âge (il est sorti en 1995) n’a pas trop vieilli. Et comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, alors plongez-vous dedans !

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Fear Factory : Replica

ELASTICA : Eponyme

Elastica - 1995 - Elastica

En 1992, quand deux ex Suede décident de former un groupe, c’est pour se détacher de la pop précieuse et quelque peu maniérée qui les a vu débuter leur carrière. C’est donc sous le nom d’Elastica et accompagnées de quelques camarades qu’elles se décident à envahir les ondes, en mélangeant pop, punk et post-punk. Une recette qui fait mouche à de nombreuses reprises sur ce premier album gorgé de titres accrocheurs et immédiats sorti en 1995 et qui connaîtra un succès certain. Ceux qui ne voyaient en elles qu’un coup marketing prendront une énorme claque à l’écoute de ce disque parfait qui hélas ne connaîtra qu’une suite anecdotique !

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Elastica : Connection

Elastica : Waking up

Elastica : Stutter

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CLAWFINGER : Use your brain

Clawfinger-Use_Your_Brain-Frontal

En suède aussi, dans les années 90, la fièvre rap metal fait rage. Les suédois teigneux pratiquent un rap metal engagé et revendicatif. Ils se démarquent de leurs homologues américains (Rage Against The Machine, Biohazard, Downset, Dog Eat Dog), et Européens (Urban Dance Squad, Senser) par le biais de l’utilisation de machines et de samples, plus usitées dans le metal industriel à l’époque. Ce deuxième album à la pochette très réussie marquera les esprits notamment par le biais titres forts comme « Pin me down », « Do what I say », « Pay the bill » et « Power », rencontrant encore plus le succès que leur premier album « Deaf dumb blind » qui s’était pourtant très bien vendu. Et pourtant, c’est bien la même formule qui est utilisée ici, les mêmes gimmicks vocaux, les mêmes thèmes : un immobilisme qui causera la chute du genre. Mais en 1995, cette déchéance n’est pas encore à l’ordre du jour, et Clawfinger est sous les projecteurs d’une gloire méritée.

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