GREEN RIVER : Dry as a bone / rehab doll

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Green River est l’un des grands gâchis de l’histoire du rock. Formé à Seattle par divers musiciens punk et hardcore en 84, il commence par s’échauffer en donnant des concerts dans sa région d’origine, puis enregistre un premier ep, qui fera un flop. Le combo ne se décourage pas et recommence à tourner. Il réussit à placer deux titres sur une compil de 14 titres, « Deep Six », parmi d’autres petits groupes du coin, parmi lesquels on remarque Soundgarden et les Melvins. Son deuxième ep, « Dry as a bone », sortira en 1986 sur un tout nouveau label nommé Sub Pop…un an après sa création, pour de sombres problèmes administratifs. Le groupe, en pleine composition de son premier album, est en proie à des dissensions internes, une partie désirant un auditoire plus grand, et donc signer sur une major, les autres restant attachés à une certaine idée de l’indie rock. « Rehab doll » voit quand même le jour en 1988, toujours sur Sub Pop, mais le groupe a déjà explosé en vol. Une histoire comme tant d’autres ? Pas tant que ça. Parce que Green River, avec son rock débraillé à l’attitude punk, a certainement été à l’origine de ce qu’on a appelé le grunge. Et aussi parce que parmi les membres du groupe, on trouve Mark Arm, qui partira former Mudhoney, Et la paire Stone Gossard / Jeff Ament, qui formeront Mother Love Bone, puis Pearl Jam. Mais surtout parce qu’à l ‘écoute de petites bombes comme « This town », « P.C.C. », « Unwind », « Baby takes », « Searchin’ », « Rehab doll » ou « Smiling and dyin’ », on envisage un potentiel énorme. Après, c’est certain, le malheur des uns fait le bonheur des autres…

Paroles de l’album