PURE OBSESSIONS & RED NIGHTS : Heirs of the red nights

Pure Obsessions & Red Nights, c’est avant tout le projet de Philippe Deschemin. Et Philippe, il aime Depeche Mode, The Cure, Marilyn Manson et Nine Inch Nails. A quel point ? Peut-être un peu trop. Non,mais entendons-nous bien ; moi aussi j’aime beaucoup ces groupes, mais sur « Sadie wants the night », la référence à « Strangelove » de Depeche Mode est à la limite du plagiat… Ceci dit, le titre est assez bon, c’est sûr. Même si je lui préfère le second, « The dagger in the flesh », qui lui ne me rappelle rien, en tout cas de façon aussi flagrante. J’ai lu que le groupe, autrefois appelé PORN, avait évolué d’un metal indus vers ce style plus épuré et synth pop récemment. On ne retrouve effectivement quasiment pas de trace de son passé (plus) tourmenté ici, hormis principalement le caractère sombre de la musique et des paroles (et une pointe vocale sur « The heartbeat of the night »). « Heirs of the night » enchaîne les titres au format single, aux mélodies catchy dansantes mais pas trop, le tout avec une patte vocale aux accents tragiques mais toujours pop ; on ne verse jamais franchement dans l’electro goth ici. Les compositions utilisent ça et là des gimmicks malins, et capitalisent sur des refrains et des lignes mélodiques qui se retiennent facilement. Mais le revers de la médaille, c’est cette ressemblance entre les titres ; ils présentent la même structure, les mêmes qualités, des sonorités comparables et une interprétation similaire. Je ne peux pas juger négativement ce disque, parce qu’objectivement, il est plutôt bon « dans son genre ». Mais il lui manque tout de même la part de folie que son auteur chérissait chez ses idoles.

Instagram

Facebook

Related Posts

  • 10000
    Le retour de l'un des groupes les plus adulés du siècle. Et à raison. Avec un titre qui fait référence à la perte récente d'Andy Fletcher, partenaire de toujours, parti trop tôt. A qui ça fait peur ? Aux deux autres ? Probablement. Mais pas que. A moi aussi, et ce même…
    Tags: ne, plus, mode, titres, depeche, on, aux, pop, electro, new
  • 10000
    Depeche Mode veut nous parler d’esprit. Non pas de fantômes, plutôt de l’esprit de révolte, d’insoumission, de revendication. C’est en tout cas ce qu’on comprend de la pochette, moche comme souvent ces dernières années chez les britanniques. « Going backwards » montre un visage plus rock et rétro de ses auteurs, qui…
    Tags: on, plus, the, depeche, mode, ne, lui, c, electro, pop
  • 10000
    Je vous avoue qu'à la recherche de nouveautés sympa, je tente pas mal de choses. Parfois je suis assez confiant, parfois très dubitatif. C'était le cas ici. Le nom du projet me parlait, celui de l'album beaucoup moins. Et pourtant, « Let the night love you » est plutôt une bonne surprise.…
    Tags: the, on, plus, night, depeche, mode, pop, electro, wave, new
  • 10000
    Wow ! 32 ans que Assemblage 23 traîne son electro dark plutôt light sur la scène. Pourtant, « Mourn » n'est «que » son neuvième album (ce qui fait un disque tous les deux ans et demi à peu près, si on décompte de la carrière de monsieur Tom Shear les quelques années où…
    Tags: titres, plus, electro, on, pop, dark, ne, lui, depeche, mode
  • 10000
    En 1994, alors que sortait « World without end », premier album des allemands de De/Vision, rares étaient ceux qui savaient prédire que plus de vingt ans plus tard, le quatuor serait toujours debout. Et clairement, je n’en faisais pas partie. J’ai certes toujours trouvé l’electro-pop / synth pop du combo agréable,…
    Tags: plus, j, pop, synth, titres, aux, on, ne, mode, depeche

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *