PRIEST : Body machine

Priest a bâti son buzz sur le fait que le groupe a été monté par un ex Ghost. Aujourd’hui, sur ses terres, il n’en a plus besoin ; il a été largement remarqué et adoubé par la presse musicale suédoise autant que par le public. Chez nous, c’est moins sûr, même si son ep “Prey” publié en 2019 et chroniqué dans ces pages, m’avait fait très bonne impression. Il ne faut d’ailleurs pas longtemps pour que j’en retrouve les marqueurs sur le premier titre “A signal in the noise” ; un subtil mélange entre electro pop, cold wave et electro dark, avec juste ce qu’il faut de synth wave, et surtout un don pour la mélodie pour la mélodie qu’on retient. Malheureusement, c’est la trop simple “Ghost writer” qui lui fait suite. “Hell awaits” produit à peu près le même effet sur votre serviteur… Parvenu là, je me demande ce qui est arrivé à Priest et si je ne me suis pas emballé trop vite. Heureusement, “Phantom pain” repart sur la bonne voie : c’est comme ça que j’aime le groupe. “Perfect body machine” dégaine les grosses influences eighties : j’ai l’impression d’entendre le Ministry de “Twitch” faire un bœuf avec la fine fleur de la new wave de la grande époque. Déstabilisant. “Techno girl” est un peu plus rude et mécanique. L’excellente “Crystalline lace”, à la fois angoissante et pop, est un autre grand moment de l’album. “Nightcrawler” fait le pont entre techno, dance et new wave. “Keep on burning” aussi, quelque part, mais il le fait de façon encore plus efficace. Bilan ? “Body machine” appuie fort et régulièrement sur le bouton eighties, et oui, ça a tendance à me déranger. Ceci dit, il reste capable de purs moments de génie. Alors la moyenne des deux reste en faveur de Priest.

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