OBEL, Agnès : Aventine

Agnes-Obel-Aventine

De retour après un premier album acclamé, la danoise Agnès Obel remet le couvert pour un deuxième opus encore plus intimiste et réussi. Piano, violon, violoncelle, voix : pas besoin de plus selon la berlinoise d’adoption pour toucher au coeur ses auditeurs. Délicate, soyeuse, volontiers sombre, la musique d’Agnès est une expérience solitaire et crépusculaire, dont les onze titres sont autant d’interprétations. Et si, une fois n’est pas coutume, le single « The curse » est clairement le plus réussi, les autres ne sont pas en reste. L’impression de se tenir à côté du piano, qui encore une fois mène la danse, est troublante. La voix d’Agnès nous berce et nous emporte dans ses voyages à la lanterne, sur sa barque de fortune, le long de berges à la végétation clairsemée, où l’on distingue, ou devine plutôt, en ombres chinoises, des scènes de petits drames quotidiens, de ceux qui passent inaperçus mais marquent une vie. C’est tout ça « Aventine » : un disque qui n’a l’air de rien, qui arrive à pas de loup, mais qui s’installe durablement. Beau.

Paroles de l’album

Site officiel

Agnès Obel : Aventine

Agnès Obel : The curse

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