MUSEO ROSENBACH : Zarathustra

Lorsqu’on parle de rock progressif des seventies, on évoque rarement l’Italie. A tort. Car si les géants Pink Floyd, Genesis ou King Crimson tenaient le haut du pavé, une foule de formations plus confidentielles mais non moins talentueuses s’agitaient au-dessous, contribuant tout autant à écrire la légende d’un genre ô combien riche et complexe. l’originalité de Museo Rosenbach, comme pas mal de ses congénères, est non pas son origine géographique (la ritalie occidentale), mais bien son choix de s’exprimer dans sa langue natale exclusivement. Rappelez-vous qu’il s’agit de prog’ ; le texte est donc essentiel et sa place importante. Un tel choix influence donc directement la musicalité d’un projet. Museo Rosenbach est également très porté sur les claviers et les tournures neo-classiques. Le passé musical de ses membres, très ouverts à d’autres genres (rock, hard rock, soul, rhythm n’ blues) les a probablement aidés à envisager et élaborer posément la tour de Babel qu’ils nous proposent ici. « Zarathustra » est certes un premier album, mais de ceux dont on ne se remet pas. Pour preuve, même le groupe a mis 20 ans à en proposer un deuxième. Technique, foisonnant d’idées et très typé, il ne plaira pas à tout le monde. Aimez-le ou détestez-le, mais ne faites pas l’erreur de passer votre chemin sans vous en faire une opinion, car c’est un pur bijou du genre !

Paroles de l’album

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