LIVINGSTONE : Turn bizarre

Découverte de Livingstone pour moi aujourd’hui, alors que le groupe a déjà deux albums au compteur avant celui-ci. Le dossier de presse définit la musique du trio comme du garage blues. Pourtant, à l’écoute de la chanson-titre qui ouvre l’album, c’est bien l’influence des Queens Of The Stone Age qui me saute aux oreilles. Ok, je peux comprendre les premières parties de Metallica sur les shows français maintenant. Très bonne chanson, hélas un peu trop sous-traitée niveau son (un peu plus de rondeur et de puissance dans les guitares lui aurait rendu justice). Et puis « Nowhere feels like home » change subtilement de ton. Plus groovy encore, plus roots, ça colle avec le descriptif là. Plus personnel aussi. Pas mal. « Feel I can only go higher » suit la même route, avec un coté plus grungy bienvenu. Sur « Fast burn », la voix de Thomas Chazerain prend des accents rockabilly et la musique est plus punky. « Love is a race » et son boogie rock poursuivent un travail de sape qui fonctionne pas mal. « Just need to piss », outre son positionnement poétique, se fait encore plus rock et direct, mais ne s’avère pas inoubliable. « Mary Lee » est une semi-ballade bien groovy qui nous emporte facilement. « Secret nights » repart en mode blues rock / rockab’, de façon mid-tempo, apaisée. « Big Jim » enchaîne sur le même rythme mais avec un refrain un peu plus poppy. Enfin, « Deep in the night » reprend le flambeau d’un rock blues groovy et efficace. Au final, « Turn bizarre » tient assez bien ses promesses, en hissant haut les couleurs d’un rock « à l’américaine » conçu et interprété dans les règles de l’art, qui doit faire mouche en concert et s’écoute sans déplaisir à la maison.

Facebook

Instagram

Related Posts

  • 10000
    La guitare dans le sang, la sueur sur le front, The Feedback est un groupe blues rock de mon coin qui ne conçoit sa musique que roots et live. Ce premier « album » autoproduit en atteste ; ici, on fait dans le direct et efficace. Pourtant, ça n’exclut pas quelques fioritures et…
  • 10000
    Né en 2009, le bordelais Smogs & Tacos nous apporte ici son premier album, après deux ep pour se mettre en jambe. Et qu’y entend-on ? On serait tentés d’évoquer le post rock à l’écoute de l’introductif « Dreams removal », de la présence d’un violoncelle, de cette recherche d’ambiance. Mais le groupe…
  • 10000
    Vous aimez les photos ? Moi pas trop. Enfin, plus exactement, j'aime les photos de paysages, les trucs abstraits, plus ou moins artistiques, mais pas avec des gens dessus. L'humanité, je trouve ça vachement surfait, vous voyez ? Un gars qui photographie un gars, putain, c'est quoi, de l'anthropophagie artistique ? Enfin, bref,…
  • 10000
    Night Beats vient de sortir son quatrième album, dont la teneur semble se démarquer de ses productions précédentes, plutôt orientées blues rock garage. Un tournant que, probablement, de nombreux fans du groupe regretteront. Pas moi. Pourquoi ? Parce que je n’ai jamais écouté une note du combo texan avant, pardi ! En…
  • 10000
    On savait Jack White fortement influencé par la musique de ses parents. Influences qu'on avait déjà largement vu transparaître autant sur son album solo précédent que chez les Raconteurs, les Dead Weather ou même au travers de l'album en compagnie de sa dulcinée Karen Elson. Et bien ce "Lazaretto" semble…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *