LIE IN RUINS : Floating in timeless streams

Formé en 2003, le combo finlandais Lie In Ruins n’en est pourtant qu’à son troisième album. Alors, pas des flèches les gusses ? Non, c’est un peu plus compliqué que cela ; en fait, le groupe ne parvient pas à se décider à sortir un album apparemment. Ok, ce ne sont que des conjectures, j’avoue ; mais quand même, entre un skeud de plus de 70 minutes et un ep d’un seul titre de 30 minutes… Surtout quand on s’évertue à pratiquer un death metal assez brutal et old school teinté de parties atmo, ça fait beaucoup. Heureusement, ici nos amis ont moins rentabilisé le support, ce qui rend le tout largement plus digeste et moins rebutant. Musicalement, on peut penser aux vieux Morgoth, Unleashed, Suffocation, Dismember, Runemagick… Mélodique certes, avec une pointe de doom ça passe, mais avec un bon côté bourrin quand même, et une voix bien gutturale. Une réalité qui pourrait reléguer Lie In Ruins dans la catégories des éternels seconds couteaux, au fond à droite de l’underground. Ce serait dommage, parce que moi, ce son typiquement nineties scandinave, ces bons gros blast-beats, ces riffs tranchants et sombres, ces ambiances venues des / menant aux tréfonds, et cette coloration vintage, je kiffe. Enfin, quand c’est bien fait comme sur « Floating in timeless streams ». Bon, bien sûr, si on veut s’attarder sur ce qui fâche, on pourrait dire qu’il s’agit d’un disque immédiat mais un peu vain ; une fois écouté, on a tendance à vite l’oublier, d’autant plus qu’il partage autant de références que de tics musicaux avec bon nombre d’autres disques et groupes du même genre. Alors bien sûr, il fait ça bien, mais ça n’empêche pas quelques longueurs et redondances. Très satisfaisant, mais pas inoubliable.

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Paroles de l’album

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