THE MIGHTY MIGHTY BOSSTONES : While we’re at it

Et de dix pour les bostoniens. Avec plus de trente ans de carrière derrière eux, les gars n’ont pas vraiment de leçon à apprendre sur la façon dont on pond un bon titre de ska punk. Leur recette est bien rodée : de l’énergie, du fun, des cuivres, des influences reggae et un engagement certain. Ce disque, on aurait pu s’en douter, tourne autour du climat politique et social des Etats-Unis. Musicalement, il remet encore un peu de ska pur dans la soupière, mais la mixture est loin d’être indigeste. Ce qui ne signifie pas que je m’éclate ici comme j’ai pu le faire dans le passé. Explications. Les Mighty Mighty Bosstones jouent sur leur terrain, un terrain qu’ils ont eux-même dessiné, ratissé, traité. Et ça s’entend. Concrètement, aucun titre de ce nouvel album n’est mauvais, mais chacun s’appuie sur un savoir-faire ancestral dont on sent que la remise en question n’a pas été au centre des préoccupations du groupe. Ce qui en résulte, c’est un disque correct mais dont on attendait beaucoup plus après sept ans d’absence, traversé tout de même de quelques classiques immédiats (« Closer to nowhere », « Wonderful day for the race », « The west ends », « Here we are », « Hugo’s wife »). Ce qui est assez frustrant quand on connaît le potentiel du gang de Dicky Barrett. Allez, on le sauve, mais faut faire mieux la prochaine fois les gars !

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Paroles de l’album

The Mighty Mighty Bosstones : Wonderful day for the race

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    Tags: l, the, s, album, we, mighty, énergie, punk, ska, douter

MAD CADDIES : Punk rocksteady

Cette année, les Mad Caddies, rois par intérim du ska-punk de leur état, ont décidé d’être là où on ne les attendait pas forcément, à savoir sur un disque de reprises. Bon, ceux qui les ont un peu pratiqué savent que le groupe est plutôt fortiche dans le domaine, puisqu’il nous gratifiait dès « The Holidays have been canceled » en 2000 d’une magnifique reprise du « S.O.S. » d’Abba. Ici, il s’agit de reprises de titres punk sélectionnés par Fat Mike, copain mais aussi patron de leur label. Mais les petits malins les ont rhabillé à leur sauce, et puisque leur style a évolué au cours des années, ça s’oriente de plus en plus vers le ska pur, avec des influences reggae grandissantes, débordant à l’occasion vers le dub. Ce qui donne aux titres de Green Day (« She »), NOFX (« She’s gone » – on est jamais aussi bien servi que par soi-même, hein Mike ?), GBH, Bad Religion (« Sorrow »), Operation Ivy (« Sleep long »), Propagandhi (« And we thought that nation-states were a bad idea »), Against Me ! (« Sink, Florida, sink »), The Misfits(« Some kind of love »), The Descendents (« Jean is dead »), Tony Sly (« AM »), Lagwagon (« Alien8 »), Bracket (« 2RAK005 ») et Snuff (« Take me home [piss off] ») une fraîcheur nouvelle et agréable, et transforme un projet plus ou moins imposé (rêvé par Fat Mike apparemment) en une surprise qui nous fait oublier un temps l’envie de mettre la main sur du nouveau matériel des californiens. Et qu’on se rassure ; comme tout bon disque de reprises, il peut être apprécié qu’on connaisse l’ensemble des titres ou pas. Par contre, il faut le dire, le groupe a foiré son coup ; en sortant ce nouvel album, il est quand même pile poil où on l’attendait ; en boucle sur notre platine !

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Paroles de l’album

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    Tags: mad, caddies, groupe, plus, a, titres, day, ne, bien, forcément
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    Tags: titres, a, mad, plus, caddies, ska, punk, reggae

THE INTERRUPTERS : Fight the good fight

Autant vous le dire, cet été, vous allez bouffer du ska punk. C’est pas moi qui vais m’en plaindre, mais trois formations au talent certain ont décidé de sortir leur nouvel album ; les Mighty Mighty Bosstones, les Mad Caddies et le petit poucet The Interrupters. Un groupe de Los Angeles à l’énergie positive pris sous son aile par un Tim Armstrong (Rancid) toujours pourvoyeur de bons plans. « Fight the good fight » est donc le troisième album du quatuor, propulsé par les singles « Title holde » et l’imparable « She’s kerosene ». Qui ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Car je vous souhaite bon courage pour trouver un titre faiblard ici. Plus ska et rock encore, les douze titres de ce court brûlot (31 minutes au compteur) rivalisent de qualités : de l’énergie, de la positive attitude, du groove, du charme (Aimée n’y est pas étrangère), de l’unité (comment en douter quand les Interrupters vous chantent « We don’t have much but we have each other »?) et du refrain qui accroche. Et les couplets sont pas mal aussi d’ailleurs. La prod est très punk mais chaque instrument s’entend parfaitement. Bref, ce troisième album s’impose comme une valeur sûre du genre, et il serait idiot de s’en priver !

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Paroles de l’album

The Interrupters : She’s kerosene

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    Tags: mighty, the, s, bosstones, n, album, d, l, ska, titre

JAYA THE CAT : A good day for the damned

Cinquième album pour Jaya The Cat. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le groupe, il s’agit d’une formation hollandaise d’origine américaine qui se définit comme « drunk reggae ». . Ce que vous devez comprendre ? Qu’il s’agit d’un subtil mélange entre reggae, ska, rock fusion et punk rock. Jaya The Cat était plus exactement originaire de Boston, et si vous suivez mon regard, je pense qu’il partage avec un autre combo de là-bas pas mal d’influences communes. Et à part ça ? Et bien, un certain sens de la composition. Efficaces, énergiques, directs et fun, les quinze titres de cet opus transpirent la bonne humeur et donnent envie de remuer du popotin. On imagine bien que la version live doit être encore plus enfiévrée, mais on est déjà bien là. Mes chouchous ? « Wine stained function », « The palm reader’s face looks shocked », « A rough guide to the future », « Amsterdam ». Bon, ceux qui ont déjà jeté une oreille sur les deux disques précédents du groupe n’y trouveront pas de changement majeur, mais si Jaya The Cat ne change pas, il a le mérite de ne pas décevoir non plus. En quelques années, il est parvenu à trouver un équilibre, une harmonie entre rugosité et mélodie. Très pop, son skacore peut lui ouvrir les portes de la discographie de pas mal de monde en-dehors du giron skacore, mais encore faut-il qu’il puisse bénéficier d’une visibilité suffisante !

Paroles de l’album

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Jaya The Cat : Amsterdam

Jaya The Cat : Sweet eurotrash

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The Linecutteres : Anxiety

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